- Combien coûte un appel sortant : la réponse en une ligne
- Le prix télécom à la minute en France (fixe, mobile, international)
- Forfait illimité ou facturation à la consommation : où est la bascule
- Le poste que personne ne chiffre : la minute de commercial
- Le coût complet d'un appel sortant, ligne par ligne
- Coût par appel, coût par conversation, coût par rendez-vous
- Faire baisser le coût d'un appel sortant sans casser ton ciblage
- Les coûts cachés qu'on oublie dans le budget
- Questions fréquentes
Tu veux un chiffre, pas un cours de téléphonie. Le voilà, en deux temps.
Côté opérateur, un appel sortant coûte quelques centimes : de l'ordre de 1 à 2 centimes HT la minute vers un fixe français, 2 à 4 centimes vers un mobile. Tout compris, avec le temps de la personne qui appelle, le même appel te coûte entre 1 € et 1,50 € en composition manuelle.
Entre les deux chiffres, il y a un facteur 50. Et c'est exactement pour ça que la moitié des gens qui construisent un budget de prospection se trompent de combat. 👇
Ce que tu vas trouver :
- Le prix télécom réel à la minute (fixe, mobile, international, numéros spéciaux)
- Où est la bascule entre forfait illimité et facturation à la consommation
- Le poste que personne ne chiffre : la minute de commercial, 12 fois plus chère
- Le coût complet d'un appel, ligne par ligne, en manuel et avec un composeur
- La cascade coût par appel, coût par conversation, coût par rendez-vous
Combien coûte un appel sortant : la réponse en une ligne
Si tu ne lis que ce paragraphe, retiens ça :
- Télécom seul : 0,01 à 0,04 € la minute en VoIP pro. Sur un appel moyen, ça fait moins de 3 centimes.
- Tout compris, en composition manuelle : 1 € à 1,50 € par numéro composé.
- Tout compris, avec un composeur qui supprime le temps mort : 0,40 à 0,50 €.
Autrement dit, 95 % du coût d'un appel sortant n'est pas télécom. C'est du temps humain. Garde ça en tête pour toute la suite, ça change complètement l'endroit où tu dois chercher des économies.
Le prix télécom à la minute en France (fixe, mobile, international)
Là on parle de la facture de l'opérateur, hors abonnement. Ce sont des ordres de grandeur constatés sur les grilles publiques des opérateurs VoIP pro français, pas des tarifs officiels : ta grille à toi peut varier de quelques dixièmes de centime.
| Destination | Prix HT à la minute (ordre de grandeur) |
|---|---|
| Fixe France | 0,01 à 0,02 € |
| Mobile France | 0,02 à 0,04 € |
| Fixe Europe de l'Ouest | 0,02 à 0,05 € |
| Mobile Europe de l'Ouest | 0,05 à 0,15 € |
| Numéros non géographiques (09) | comme un fixe |
| Numéros surtaxés (08 9x) | 0,10 à 0,80 € et plus |
Pourquoi le mobile coûte plus cher que le fixe ? À cause de la terminaison d'appel : quand ton appel arrive chez Orange, SFR ou Bouygues, l'opérateur qui le reçoit facture un péage au tien. Ce tarif est régulé par l'ARCEP et il a beaucoup baissé (on est passé sous le centime la minute côté mobile, et à quasiment rien côté fixe), mais l'écart entre les deux subsiste. Pas plus mystérieux que ça.
Ajoute l'abonnement des numéros depuis lesquels tu appelles, ce qu'on appelle les DID : compte 1 à 3 € HT par mois et par numéro. Avec trois numéros pour faire tourner ton affichage, tu es à moins de 10 € par mois.
Moi je trouve ces chiffres presque anecdotiques, et pourtant c'est là que se concentrent la plupart des recherches sur le sujet. On va voir pourquoi.
Forfait illimité ou facturation à la consommation : où est la bascule
Le calcul du seuil est simple. À 0,03 € la minute, un forfait « appels illimités » à 25 € par mois devient rentable au-delà de 830 minutes de conversation facturée, soit un peu moins de 14 heures de communication réelle dans le mois.
Et là il faut être honnête sur ce que « conversation réelle » veut dire. Un commercial en composition manuelle passe 3 heures d'appels par jour, mais parle réellement peut-être 10 minutes par heure. Sur 20 jours, ça fait 600 minutes facturées, soit 18 € de télécom. Sous le seuil. Avec un composeur qui te donne 2 à 3 fois plus de conversations, tu montes autour de 1 500 minutes, soit 45 €. Au-dessus du seuil.
Donc : en manuel, la consommation gagne. En volume, le forfait gagne. C'est aussi bête que ça.
Sauf que le forfait cache un truc que je n'ai vu écrit nulle part, ni sur les fiches produit, ni dans les comparatifs d'opérateurs que j'ai épluchés. Ouvre les conditions générales de n'importe quel forfait pro « illimité » et cherche la mention usage raisonnable. Tu vas y lire, avec des variantes, que sont exclus l'usage type centre d'appels, la prospection commerciale intensive et la composition automatisée. Un poste qui compose 2 000 numéros dans le mois est dehors. L'opérateur peut alors facturer hors forfait, brider la ligne, ou couper.
Mon avis, franchement : si tu montes un plateau, ne prends pas un forfait grand public en espérant que ça passe inaperçu. Prends une offre pro facturée à la consommation, annonce ton usage, et négocie ton prix à la minute. Tu paieras peut-être 10 € de plus par mois, et ta ligne ne sautera pas un mardi matin au milieu d'une session.
Voilà le mail que j'envoie au commercial de l'opérateur, tu peux le copier tel quel et changer les chiffres :
Bonjour,
On est une équipe de 3 commerciaux en prospection téléphonique sortante. Chaque poste compose environ 2 000 numéros par mois, dont 80 % de mobiles français, avec un composeur automatique.
Je ne cherche pas un forfait illimité, je veux une facturation à la consommation. Pouvez-vous me confirmer par écrit : 1) votre prix HT à la minute vers fixe France et vers mobile France, 2) que cet usage (prospection intensive, composition automatisée) est autorisé par vos conditions générales, 3) qu'il n'y a ni plafond de minutes, ni bridage, ni coupure automatique au-delà d'un certain volume.
Merci d'avance.
Par mail et pas au téléphone, pour trois raisons : tu gardes la réponse écrite, tu peux la ressortir le jour où la ligne est bridée, et tu vois tout de suite qui esquive le point 2. Celui qui répond « aucun souci » sans citer ses conditions générales, tu passes au suivant.
Le poste que personne ne chiffre : la minute de commercial
Un jeudi soir, je suis resté jusqu'à minuit passé à comparer trois grilles tarifaires d'opérateurs VoIP. Trois onglets, un tableur, des colonnes en dixièmes de centime. J'ai fini par en appeler un pour négocier, et j'ai gagné... 9 € par mois. J'étais content de moi. 😅
Le lendemain, j'ai chronométré une de mes sessions d'appels par curiosité. Sur une heure, j'avais passé environ quarante minutes à composer, écouter sonner et tomber sur des messageries. Quarante minutes de vide, tous les jours, que je payais plein pot sans les avoir écrites nulle part. Mes 9 € d'économie mensuelle, ça représentait trois quarts d'heure de ce temps-là.
Fais le calcul avec moi, il n'y a rien de compliqué :
- Un SDR chargé à 45 k€ par an coûte environ 25 € de l'heure.
- 25 € de l'heure, ça fait 0,41 € la minute.
- Une minute de télécom coûte 0,03 €.
Ta minute de commercial coûte 12 à 15 fois ta minute de télécom. C'est le chiffre à retenir de cet article.
Et le temps mort, du coup, se chiffre. 40 minutes perdues par heure d'appels, sur 3 heures par jour, ça fait 2 heures de vide quotidien, soit environ 50 € par jour et par commercial. Sur un mois, tu dépasses les 1 000 €. Pendant ce temps, tu négocies ton forfait à 25 €. Tu vois le problème ? 😐
Mesure le tien plutôt que de me croire sur parole, ça prend une heure et tu n'as rien à installer :
- Prends une heure d'appels normale, sans rien changer à tes habitudes (si tu « fais bien » ce jour-là, la mesure ne sert à rien).
- À la fin de l'heure, ouvre l'historique de ton logiciel et note trois nombres : numéros composés, personnes qui ont réellement décroché, durée totale cumulée des conversations. Sans logiciel, une feuille et un bâton par appel font le travail.
- Temps mort = 60 minutes moins la durée totale des conversations. Chez la plupart des gens que j'ai vus faire ce test, c'est entre 35 et 45 minutes.
- Multiplie ce temps mort par ton coût horaire chargé divisé par 60. À 25 € de l'heure et 40 minutes de vide : 40 × 0,41 = 16,40 € par heure d'appels, juste pour écouter des sonneries.
Refais la mesure un mois plus tard, après avoir changé une seule chose. C'est comme ça que tu sauras si le changement a payé.
Le coût complet d'un appel sortant, ligne par ligne
Voilà le tableau que je cherchais quand j'ai construit mon premier budget, et que je n'ai jamais trouvé. Base : un commercial à 25 € de l'heure chargé, 20 numéros composés par heure en manuel, 120 avec un composeur en parallèle (les fourchettes détaillées sont dans combien d'appels par heure).
| Poste | Composition manuelle | Avec un composeur |
|---|---|---|
| Temps commercial | 1,25 € | 0,21 € |
| Télécom | 0,02 € | 0,03 € |
| Amortissement du fichier (numéro B2B enrichi) | 0,15 € | 0,15 € |
| Licence outil | 0,08 € | 0,02 € |
| Numéros / DID | 0,01 € | 0,01 € |
| Coût par numéro composé | 1,51 € | 0,42 € |
Deux trucs m'ont sauté aux yeux la première fois que j'ai rempli ces colonnes.
Le premier : la ligne télécom est la plus petite du tableau, toujours. Le deuxième, celui qui m'a fait poser mon stylo : dès que tu supprimes le temps mort, le fichier devient ton premier poste de coût. À 120 numéros par heure, tu consommes 18 € de données dans l'heure. Ce qui veut dire qu'un composeur ne pardonne pas un mauvais fichier : il te le fait payer trois fois plus vite. J'y reviens juste après.
Maintenant refais ce tableau avec tes chiffres. Il te faut cinq nombres, et tu sais où chacun se trouve :
- Ton coût horaire chargé. Salaire brut annuel × 1,45 (les charges patronales, en ordre de grandeur) ÷ 1 800 heures payées. Un SDR à 31 k€ brut : 31 000 × 1,45 = 45 k€ chargés, ÷ 1 800 = 25 € de l'heure. C'est la base de la colonne de gauche.
- Tes numéros composés par heure. Le chiffre du chronométrage d'au-dessus, pas celui de la brochure de l'outil.
- Ton télécom. Minutes de conversation dans l'heure × ton prix à la minute, le vrai, celui de ta dernière facture. Puis divise par le nombre de numéros composés dans l'heure.
- Ton fichier. Prix payé pour le lot ÷ nombre de numéros réellement exploitables dedans. 500 € pour 3 000 lignes dont 2 000 avec un direct valide, ça fait 0,25 € pièce, pas 0,17 €. C'est la ligne que tout le monde sous-estime.
- Ta licence. Prix mensuel par poste ÷ nombre de numéros composés dans le mois par ce poste. 79 € pour 1 000 numéros, c'est 0,08 €.
Additionne les cinq : tu as ton coût par numéro composé, celui de ton équipe et pas celui d'un article de blog. Un quart d'heure de tableur, et tu arrêtes de discuter avec des ordres de grandeur.
Coût par appel, coût par conversation, coût par rendez-vous
Le coût par appel est un chiffre piège. Tu veux le faire baisser ? Facile : appelle n'importe qui, très vite, sans réfléchir. Ton coût par appel s'effondre, et ton business avec.
Le seul enchaînement qui compte, c'est celui-là :
| Étage | En manuel | Avec un composeur |
|---|---|---|
| Coût par numéro composé | 1,51 € | 0,42 € |
| Joignabilité à 20 % | 4 conversations par heure | 10 conversations par heure |
| Coût par conversation | 7,50 € | 4,90 € |
| Transformation à 12 % des conversations argumentées | 1 RDV pour 8 conversations | 1 RDV pour 8 conversations |
| Coût par rendez-vous | 60 € | 40 € |
Les ratios de joignabilité et de transformation viennent de ce qu'on a déjà détaillé dans combien d'appels pour un rendez-vous. Mets tes propres chiffres à la place des miens, la mécanique reste la même.
Pour te situer, un rendez-vous facturé par une agence de téléprospection joue dans une tout autre fourchette : c'est détaillé dans le tarif de la prospection téléphonique. Ça ne veut pas dire que l'interne gagne à tous les coups, ça veut dire que tu peux enfin comparer avec le bon chiffre en main.
Et le KPI à écrire en gros sur ton tableau, ce n'est ni le coût par appel ni le coût par RDV. C'est le coût par conversation. Le premier récompense la bêtise, le dernier arrive trop tard pour corriger quoi que ce soit. Le coût par conversation, lui, bouge dans la semaine.
Comment je le suis, le vendredi à 17h, en trois nombres et deux minutes : (heures d'appels de la semaine × coût horaire chargé) ÷ nombre de conversations de plus de 30 secondes. Les appels sous 30 secondes ne comptent pas, ce sont des standards et des « il est en réunion ». Une ligne par semaine dans un tableur, avec une colonne « ce qu'on a changé cette semaine ». Si le chiffre monte deux semaines de suite, le problème est dans le fichier ou dans le créneau. Jamais chez l'opérateur.
Faire baisser le coût d'un appel sortant sans casser ton ciblage
Dans l'ordre de rendement, pas dans l'ordre de facilité :
- Supprimer le temps mort. C'est 80 % du gisement. Composer en parallèle, filtrer les répondeurs, ne prendre la ligne que quand un humain a décroché. Si le principe ne te parle pas : c'est quoi un parallel dialer.
- Resserrer le fichier. Moins de numéros, mieux choisis, plus de directs et moins de standards. Avant de composer ton prochain lot, passe trois filtres : dehors les lignes sans nom de titulaire (tu vas tomber sur un accueil), dehors les boîtes hors de ta fourchette d'effectif, dehors celles pour lesquelles tu n'arrives pas à écrire en une phrase pourquoi elles auraient besoin de toi cette année. Sur mes derniers lots, ça enlève environ 40 % des lignes et ça ne fait pas baisser le nombre de rendez-vous.
- Appeler au bon moment. Le même appel passé à 11h ou à 12h30 n'a pas le même rendement, et c'est gratuit à corriger : les meilleurs créneaux sont ici.
- Négocier le télécom. En dernier. Vraiment. Et quand tu t'y mets, c'est le mail plus haut que tu envoies, pas un coup de fil au service client.
Et le contre-exemple, celui que je vois passer le plus souvent :
- Acheter 50 000 numéros non qualifiés
- Le coût par appel tombe à 0,30 €
- Joignabilité qui s'effondre sous 10 %
- Coût par conversation qui double
- Des numéros signalés en spam au bout d'un mois
- Une équipe qui n'y croit plus
- Garder 800 numéros vraiment ciblés
- Le coût par appel reste à 0,42 €
- Joignabilité à 25-30 %
- Coût par conversation divisé par deux
- Un affichage qui reste propre
- Une équipe qui a de vraies conversations
C'est tout le sujet, et je veux être clair sur la philosophie. Composer plus de numéros ne sert pas à arroser plus large. Ça sert à filtrer plus vite une liste déjà ciblée. Le téléphone, c'est une phase de pré-qualification humaine : tu sens en deux minutes si ça matche, tu creuses si oui, tu passes au suivant si non. Le volume te donne le droit de ne pas t'acharner. Si ton fichier est mauvais, faire baisser le coût par appel ne fait qu'une chose : augmenter le coût par client.
◆ Catégorie · OutilsLogiciel de phoning : supprimer le poste de coût qui pèse vraiment ›Les coûts cachés qu'on oublie dans le budget
Ceux qui n'apparaissent jamais dans la simulation, et qui tombent au mois 3 :
- Les numéros brûlés. À force d'appeler, ton numéro finit signalé et affiché en spam sur les téléphones d'en face. Le remplacer coûte 2 € ; ce qu'il t'a coûté avant que tu le remarques est bien plus élevé. Le test qui prend deux minutes, une fois par semaine : depuis chacun de tes numéros sortants, appelle ton mobile perso, puis demande à deux collègues sur d'autres opérateurs de recevoir le même appel (il faut voir Orange, SFR et Free, ils n'affichent pas la même chose). Si « Spam » ou « Arnaque probable » apparaît, le numéro sort de la rotation le jour même, au lieu que tu découvres dans un mois que ton taux de décroché a fondu. Le sujet est traité dans pourquoi mon numéro s'affiche en spam.
- L'engagement annuel et les frais de setup. Beaucoup d'outils affichent un prix mensuel et facturent 12 mois d'un coup, plus une mise en service. Le détail côté outils est dans le prix d'un logiciel de phoning et le prix d'un parallel dialer.
- Les minutes hors forfait vers les mobiles. Le forfait couvre le fixe, le mobile passe en surcoût. En B2B, tu appelles surtout des mobiles. Ouvre ta dernière facture détaillée, trie les appels sur les numéros commençant par 06 et 07, additionne les minutes : c'est exactement le volume que ton « illimité » ne couvre pas.
- Le temps passé sur les messageries. Écouter un message d'accueil pour rien, c'est 20 secondes. Cinquante fois par jour, ça fait 17 minutes, soit 7 € par commercial et par jour, pour zéro conversation.
Le seul moyen de ne pas te faire avoir, c'est de mesurer. Si tu ne sais pas encore quoi suivre, la liste est là : les KPI de la prospection téléphonique.
Bref : arrête de regarder le prix à la minute, il ne décidera de rien. Regarde combien de minutes de ton équipe partent dans le vide, c'est là qu'est ton budget. Et garde le tableau ligne par ligne sous le coude, il te servira le jour où quelqu'un te demandera de justifier une licence. 😉
◆ Guide completProspection téléphonique : le guide complet de A à Z ›Questions fréquentes
Combien coûte une minute d'appel vers un mobile en France ?
En VoIP pro, compte un ordre de grandeur de 2 à 4 centimes HT la minute vers un mobile français, contre 1 à 2 centimes vers un fixe. L'écart vient de la terminaison d'appel : l'opérateur mobile qui reçoit ton appel facture un péage au tien, régulé par l'ARCEP. Sur un fixe, ce péage est quasi nul. En pratique, l'écart représente quelques euros par mois et par commercial. Ce n'est pas là que se joue ton budget.
Les appels sortants sont-ils vraiment illimités dans un forfait pro ?
Non. Presque tous les forfaits « illimités » contiennent une clause d'usage raisonnable qui exclut l'usage centre d'appels, la prospection intensive et la composition automatisée. Concrètement, un poste qui compose 2 000 numéros par mois sort du cadre, et l'opérateur peut te facturer hors forfait, brider ta ligne ou résilier. Avant de lancer un plateau, ouvre les conditions générales et cherche « usage raisonnable » : c'est écrit noir sur blanc.
Combien coûte un appel de prospection téléphonique en B2B ?
Tout compris, entre 1 € et 1,50 € par numéro composé en composition manuelle, et 0,40 à 0,50 € avec un composeur qui supprime le temps mort. La décomposition en manuel : environ 1,25 € de temps commercial, 0,15 € d'amortissement du fichier, 0,08 € de licence outil et 0,02 € de télécom. Oui, la ligne téléphonique représente à peine 1 % du total.
Comment calculer le coût d'un appel sortant dans mon équipe ?
La formule tient en une ligne : (coût horaire chargé ÷ appels par heure) + télécom + amortissement du fichier + licence outil. Exemple : un commercial à 25 € de l'heure chargé qui compose 20 numéros par heure, c'est 1,25 € de temps par appel. Ajoute 0,02 € de télécom, 0,15 € pour le numéro enrichi et 0,08 € de licence : tu es à 1,50 €. Refais le calcul avec TON nombre d'appels par heure, c'est la seule variable qui bouge vraiment.
Un appel vers un fixe coûte-t-il moins cher qu'un appel vers un mobile ?
Côté opérateur oui, de un à deux centimes la minute. Mais en B2B, un fixe c'est souvent un standard qui filtre, alors qu'un mobile c'est le décideur en direct. Tu économises deux centimes et tu perds la moitié de tes décrochés. Au coût par rendez-vous, le fixe « moins cher » est presque toujours le plus cher des deux.