Scripts

Objection « je ne suis pas le décideur » : comment répondre

« Je ne suis pas le décideur » au téléphone : les 3 traductions de cette phrase, 8 réponses à copier selon la situation, et le message à faire transférer.

Objection « je ne suis pas le décideur » : comment répondre

« Écoutez, ce n'est pas moi qui décide. » Tu as fait le plus dur : quelqu'un a décroché, il t'écoute... et il te sort ça. Et là, neuf commerciaux sur dix font la même chose. Ils sautent sur le nom du décideur.

Moi je pense que c'est le pire moment pour le demander. La personne vient de dire qu'elle n'est pas la cible ; si ta réaction est « ok, c'est qui alors ? », tu lui confirmes qu'elle ne t'intéresse plus. Elle te balance un nom pour se débarrasser de toi, et tu perds le seul allié que tu avais dans cette boîte. 📞

⚡ En clair

Ce que tu vas trouver :

  • Les 3 personnes qui prononcent cette phrase (et la question qui les distingue)
  • Les 2 réflexes qui font capoter l'appel, dont un que tout le monde recommande
  • 8 réponses à copier, classées par situation
  • « Je dois en parler à mon associé » : TPE ou comité d'achat, deux plans différents
  • Le message de 4 lignes que ton contact transfère au vrai décideur

« Je ne suis pas le décideur », ça veut dire quoi en vrai (3 traductions)

Même phrase, trois personnes très différentes en face. Tant que tu ne sais pas laquelle tu as, tu réponds au pif.

Les trois personnes derrière « je ne suis pas le décideur » : l'exécutant, le prescripteur et le décideur qui esquive

1. L'exécutant. Il ne décide pas et n'a pas voix au chapitre : il subit l'outil. Le cas le plus rare, et le seul où le nom du décideur est vraiment ce que tu cherches.

2. Le prescripteur. Il ne signe pas, mais son avis pèse : il utilise le truc tous les jours, on le consulte, et il peut tuer ton dossier en une phrase à la machine à café. De loin le cas le plus fréquent... et celui que tout le monde jette.

3. Le décideur qui esquive. Il décide, mais « ce n'est pas moi » sort mieux que « ça ne m'intéresse pas ». Tu le repères au flou. Un vrai non-décideur te donne toujours un détail : « c'est Nadia, la DAF, mais elle est en congés jusqu'au 15 ». Lui reste dans le brouillard : « il faudrait voir ça avec la direction ». Pas de nom, pas de fonction, pas de date : c'est lui.

Comment tu tranches sans jouer au devin ? Une question, toujours la même :

« D'accord. Et sur ce type de sujet, vous êtes consulté, ou vous l'apprenez une fois que c'est signé ? »

« Je suis consulté » = prescripteur, tu tiens ton allié. « On me l'annonce » = exécutant, tu remontes. Un silence puis « bon, j'ai mon mot à dire » = c'est lui, il testait si tu partais. C'est l'autorité, la lettre A du BANT, que je déplie dans qualifier un prospect au téléphone ; la méthode générale, elle, est dans traiter les objections au téléphone.

Les 2 réflexes qui te font perdre l'appel

Un jeudi après-midi, un responsable logistique m'écoute huit minutes. Il pose des questions, me raconte ses tournées, je me dis que c'est plié. Et il lâche : « après, moi je ne signe pas, c'est Nadia qui gère les budgets. » J'ai répondu du tac au tac : « vous pouvez me la passer ? ». Il me l'a passée. Nadia a décroché sans savoir qui j'étais, agacée d'être dérangée par son collègue, et m'a expédié en vingt secondes. J'avais un mec conquis, j'ai brûlé le dossier en une phrase. 🤦

Deux réflexes à désamorcer.

« Qui décide chez vous ? » posé tout de suite. Ça transforme ton interlocuteur en panneau indicateur : il se désengage, et il te sort souvent le nom du directeur général parce que c'est celui qu'il connaît, pas parce que c'est le bon.

« Vous pouvez me le passer ? » Le transfert à froid : tu troques quelqu'un qui t'écoute contre un inconnu qui n'a rien demandé. Ce n'est plus le barrage de la secrétaire, on t'a déjà ouvert la porte. Tu ne la reclaques pas toi-même.

❌ Le réflexe qui coupe
  • « Ah, et c'est qui le décideur ? »
  • « Vous pouvez me le passer, du coup ? »
✅ Ce qui garde la porte ouverte
  • « D'accord. Vous, vous êtes concerné au quotidien là-dessus, non ? »
  • « Chez vous, ça se passe comment quand vous changez un outil comme ça ? »

À gauche, tu demandes une personne. À droite, un processus. Et dans la réponse au processus, le nom arrive tout seul, avec le budget et le calendrier autour.

La mécanique qui marche : allié d'abord, nom ensuite

Trois temps, dans cet ordre.

1. Tu valorises la personne. Elle s'est disqualifiée, tu la remets dans le jeu : « c'est vous qui l'utilisez tous les jours, donc c'est vous qui savez si ça tient la route ». En dix mots, elle passe d'obstacle à expert.

2. Tu demandes le processus. « La dernière fois que vous avez changé de solution là-dessus, ça s'est décidé comment ? » Factuelle, pas menaçante, et tu récupères le circuit réel.

3. Le nom, en conséquence. Tu ne demandes plus rien, tu confirmes : « donc si ça vous parle, l'étape d'après c'est d'en toucher un mot à Nadia, c'est ça ? ». Tu n'as pas quémandé un contact, tu as construit une étape avec lui. Nuance minuscule à l'écrit, énorme au téléphone.

La mécanique en trois temps : valoriser l'interlocuteur, demander le processus, obtenir le nom en conséquence

8 réponses à copier, classées par situation

Garde cette partie sous le coude. Chaque réplique a SON contexte.

Il ne décide vraiment pas :

1. La remise dans le jeu.

« Pas de souci, c'est rarement la même personne qui utilise et qui signe. Vous, sur le terrain, c'est un vrai sujet ou pas du tout ? »

Sans besoin réel, le nom du décideur ne vaut rien.

2. La question de processus.

« Je comprends. Chez vous, quand quelqu'un veut changer un outil comme ça, ça part d'où et ça passe par qui ? »

Ma préférée : elle te donne le circuit ET le nom, sans jamais demander le nom.

Il décide mais se planque :

3. Le renvoi vers son avis.

« D'accord. Et vous, personnellement, sur le principe, vous en pensez quoi ? »

S'il enchaîne trois phrases argumentées, c'est lui. Tu ne le dis pas, tu continues.

4. La sortie honorable.

« Aucun problème. Je vous dis en une minute pourquoi j'appelle, et vous me dites si ça mérite d'aller plus loin ou si on s'arrête là. »

Tu lui rends le contrôle : celui qui esquive cherche surtout à ne pas se faire coincer.

Il veut bien aider :

5. Le trio.

« Le plus simple, ce serait qu'on en parle tous les trois, quinze minutes. Vous êtes plutôt mardi ou jeudi ? »

Deux options fermées, jamais « quand seriez-vous disponible ? ».

6. Le champion armé.

« Je vous envoie quatre lignes que vous pouvez lui transférer tel quel. Je vous rappelle vendredi pour voir ce qu'il en dit ? »

Les quatre lignes en question sont plus bas dans l'article, prêtes à copier. Tu lui enlèves le travail de reformuler, c'est tout l'intérêt.

Il refuse de donner le nom :

7. La fonction plutôt que le nom.

« Pas de nom, ça marche. Juste pour ne pas appeler dans le vide : c'est plutôt côté direction commerciale ou côté opérations ? »

Une fonction, c'est bien moins engageant à lâcher qu'un nom. Et avec le nom de la boîte, tu retrouves la personne en deux minutes.

Il te renvoie vers un service entier :

8. Le point d'entrée.

« Très bien, je les appelle. Je peux dire que c'est vous qui m'orientez vers eux ? »

Une phrase de rien du tout, et tu ne débarques plus de nulle part : tu arrives recommandé de l'intérieur.

« Je dois en parler à mon associé » : TPE ou comité d'achat, ce n'est pas le même appel

Dans une boîte de deux ou trois personnes, c'est sincère : les associés décident de tout ensemble. Inutile de pousser ton interlocuteur à plaider pour toi, il le fera mal, ce n'est pas son métier. Vise l'appel à trois : « il est là cet après-midi ? On fait quinze minutes ensemble. »

Dans une structure de 200 personnes, « mon supérieur » veut souvent dire comité et budget annuel. Tu ne court-circuites pas ça : tu fais de ton contact le porteur du dossier, et tu lui demandes le calendrier, texto :

« Les budgets outils, ça s'arbitre quand chez vous ? Une fois par an, ou au fil de l'eau ? »

Tu obtiens une date (« en général on cale ça en novembre pour l'année d'après »). Tu la notes, et tu cales ta relance deux mois AVANT, pas en janvier quand tout est déjà réparti. C'est plus long, c'est comme ça.

Le réflexe qui vaut de l'or dans les deux cas : demander qui est au-dessus du décideur annoncé.

« Et si votre associé dit oui, c'est réglé, ou il y a encore quelqu'un qui doit valider derrière ? »

Le N+2 est souvent celui qui débloque le budget. Et je l'ai appris en le payant : sans cette question, tu découvres son existence trois semaines plus tard, quand ton dossier dort déjà sur son bureau et que ton contact n'ose plus le relancer.

Armer ton champion : le message qu'il transfère et quand tu relances

Pendant des mois j'ai envoyé des mails de trois paragraphes avec la plaquette en pièce jointe, en croisant les doigts pour qu'on les transfère. Jamais transférés, pas une fois. Celui d'en dessous tient sur un écran de téléphone, parce que c'est là qu'il sera lu, et lui, il repart.

« Salut Nadia, J'ai eu Paul de Paradial ce matin. En gros : nos commerciaux passent une heure par jour à composer des numéros, leur outil supprime ça. Il propose 15 min mardi ou jeudi pour voir si ça colle à notre organisation. Je te mets en copie ? »

Pourquoi ça marche : c'est court, c'est écrit avec les mots de ton contact et pas les tiens, et il y a UNE seule question, fermée. Un pavé avec ta plaquette en pièce jointe, il ne le transfère jamais. Même logique que pour le mail de relance après un appel : une idée, une demande, on s'arrête.

Ensuite : tu fixes TOI la relance (« je vous rappelle vendredi 10h »), et tu appelles à 10h00 pile. Et tu notes trois choses dans ton CRM : le nom et la fonction du vrai décideur, le besoin validé par ton contact avec ses mots à lui, la date de rappel.

Le jour où le décideur est en ligne, tu ne repars pas de zéro. Tu ouvres sur son collègue, avec les mots de son collègue :

« Bonjour Nadia, j'ai échangé avec Marc mardi. Il m'a dit que vos commerciaux passaient une heure par jour à composer des numéros et que ça commençait à l'agacer. Il m'a dit de vous en toucher un mot, j'en ai pour deux minutes. »

Tu n'es plus un inconnu qui appelle, tu es la suite d'une conversation qu'elle a déjà eue en interne. Puis tu déroules un vrai script de prise de rendez-vous.

Si tu l'entends un appel sur deux, le problème c'est ton fichier

Là je suis direct, parce que je ne le lis nulle part. Si « je ne suis pas le décideur » revient un appel sur deux, ta réponse n'est pas en cause. Ta liste, si. Tu appelles des lignes génériques sans connaître la fonction des gens : tu tombes sur qui décroche, et aucune réplique ne rattrape ça.

Un fichier ciblé fait chuter l'objection : moins d'appels dans le vide, plus de conversations avec des gens qui décident

Ma vision du phoning, c'est l'inverse du spray and pray. On appelle des gens qualifiés en amont : bonne fonction, bonne taille de boîte, numéro direct quand c'est possible. Le volume ne sert pas à arroser large, il sert à filtrer vite des gens déjà pertinents. Tu sens en deux minutes si ça matche, tu creuses si oui, tu passes au suivant si non.

Ça se joue avant l'appel : constituer un fichier de prospection téléphonique propre, et trouver des numéros B2B légalement pour joindre la bonne personne au lieu du standard. Fais ça, et l'objection passe de la moitié de tes appels à un cas sur dix. 🎯

🔖 Ton antisèche (colle ça à côté de ton écran)

Les 3 traductions : l'exécutant (rare) / le prescripteur (le plus fréquent, c'est ton allié) / le décideur qui esquive.

La question qui tranche

« Sur ce type de sujet, vous êtes consulté, ou vous l'apprenez une fois que c'est signé ? »

La question qui débloque tout

« Chez vous, quand quelqu'un veut changer un outil comme ça, ça part d'où et ça passe par qui ? »

Jamais : « qui décide chez vous ? » en premier réflexe, ni le transfert à froid. Toujours : valoriser, demander le processus, obtenir le nom en conséquence, armer ton contact avec 4 lignes transférables, fixer toi-même la relance.

D'autres trames prêtes à l'emploi t'attendent dans la catégorie scripts d'appel. Et pour la méthode complète :

Guide completProspection téléphonique : le guide complet de A à Z

Bref : ne cours pas après le décideur, fabrique-toi un allié qui t'y emmène. Celui qui te dit « ce n'est pas moi » peut souvent faire avancer ton dossier... à condition que tu ne le jettes pas dans la seconde qui suit. 😉

Questions fréquentes

Que répondre quand un prospect dit « je ne suis pas le décideur » ?

Surtout pas « qui décide, alors ? ». Tu gardes la personne dans la conversation : « d'accord, mais vous êtes concerné au quotidien, non ? ». Puis tu demandes le processus avant le nom : « chez vous, ça se passe comment quand vous changez un outil comme ça ? ». Le nom du décideur tombe tout seul dans la réponse, et cette fois tu l'as avec le contexte.

Faut-il demander à parler directement au décideur au téléphone ?

Pas dans la même minute, non. Le transfert à froid (« vous pouvez me le passer ? ») te met en ligne avec quelqu'un qui n'a rien demandé, dérangé par son propre collègue, sans le moindre contexte. Tu obtiens 20 secondes très froides. Mieux vaut sortir de l'appel avec un nom, une fonction et un créneau, et rappeler proprement.

Comment savoir qui décide vraiment dans une entreprise ?

En posant une question de processus, pas d'organigramme. « La dernière fois que vous avez changé de solution là-dessus, ça s'est décidé comment ? » Tu apprends qui valide, qui paie, qui peut bloquer, et souvent que ce n'est pas une seule personne. Un organigramme te donne des titres, cette question te donne le vrai circuit.

« Je dois en parler à mon associé », c'est un vrai non ?

Ça dépend de la taille. Dans une boîte de deux ou trois personnes, c'est souvent sincère et c'est une vraie codécision : tu proposes un appel à trois, pas un mail. Dans une structure plus grosse, c'est fréquemment une sortie polie : tu creuses avec « et vous, sur le principe, vous en pensez quoi ? » avant de parler de qui que ce soit d'autre.

Comment identifier le décideur avant même d'appeler ?

En travaillant ton fichier en amont : LinkedIn pour la fonction exacte, le site de la boîte, et une source de numéros directs propre. Si tu entends « je ne suis pas le décideur » sur un appel sur deux, ce n'est pas ta réponse qui est mauvaise, c'est ta liste. Tu appelles un standard au lieu d'appeler des gens ciblés.

Catégorie · Scripts Voir tous les articles scripts
À lire aussi
Teste Paradial sur tes vrais numéros 👀 Compose jusqu'à 5 numéros en parallèle et parle au premier qui décroche. Sans inscription, sans carte bancaire.
Tester gratuitement