- Aircall, c'est quoi au juste ? (et ce qu'il fait très bien)
- Le power dialer d'Aircall : ce qu'il fait vraiment
- Là où ça coince pour le cold calling intensif
- Power dialer vs parallel dialer : la vraie ligne de partage
- Le calcul : une heure de phoning avec Aircall vs avec un parallel dialer
- Lequel pour quoi : le tableau de décision
- En résumé
- Questions fréquentes
« On a déjà Aircall dans la boîte... j'ai vraiment besoin d'un autre outil pour prospecter ? » On me pose cette question tout le temps, et je la trouve très saine. Parce qu'Aircall, c'est du sérieux : une des meilleures téléphonies cloud du marché. Personne ne va te dire le contraire, et sûrement pas moi.
Mais « très bonne téléphonie d'entreprise » et « machine à cold calling », ce sont deux métiers différents. Dans cet article, je te montre exactement ce que le power dialer d'Aircall fait, là où il plafonne quand tu passes en prospection intensive, et comment décider selon TON volume. Sans bashing, avec un vrai calcul de session. 📞
Ce que tu vas trouver :
- Ce qu'Aircall fait très bien (et ses tarifs)
- Ce que son power dialer fait vraiment
- Pourquoi le séquentiel plafonne en cold calling intensif
- Le calcul d'une heure de phoning, séquentiel vs parallèle
- Le tableau de décision selon ton profil
Aircall, c'est quoi au juste ? (et ce qu'il fait très bien)
Posons le cadre. Aircall, c'est une téléphonie cloud d'entreprise : standard, IVR, files d'attente, entrant, sortant, et des intégrations CRM très propres (HubSpot, Salesforce, Pipedrive et une centaine d'autres). Tu équipes toute une boîte avec ça : le support, les sales, l'admin. Côté prix, ça tourne autour de 30 € par utilisateur et par mois sur le plan Essentials, et 50 € sur le plan Professional.
Perso, je trouve que c'est un des outils les mieux finis de sa catégorie. L'interface est clean, la qualité d'appel est bonne, le screen pop CRM fait gagner un temps fou au support. Si ta question c'est « quelle téléphonie pour mon entreprise ? », Aircall est une réponse tout à fait solide.
Sauf que ta question à toi, si tu lis cet article, c'est plutôt : « et pour la prospection sortante, ça donne quoi ? ». Alors regardons ça de près.
Le power dialer d'Aircall : ce qu'il fait vraiment
Sur le plan Professional, Aircall inclut un power dialer. Concrètement : tu importes ta liste de numéros (ou tu laisses l'outil détecter les numéros sur une page web), et il enchaîne les appels un par un, sans que tu aies à composer quoi que ce soit. Tu as aussi le dépôt de message vocal préenregistré (voicemail drop) et la fiche CRM qui s'ouvre toute seule à chaque appel.
Soyons honnêtes : c'est un vrai plus par rapport au clavier. Composer à la main, chercher le numéro, se tromper d'un chiffre, recommencer... tout ça disparaît. Si tu veux creuser la mécanique, j'ai détaillé le fonctionnement d'un power dialer dans un article dédié.
Donc oui, Aircall sait faire du sortant. La question n'est pas « est-ce que ça marche », c'est « jusqu'à quel volume ».
Là où ça coince pour le cold calling intensif
Le mot important dans « power dialer séquentiel », c'est séquentiel : un numéro à la fois. Et c'est là que tout se joue.
En B2B, sur 100 numéros froids, tu as en gros 5 à 10 personnes qui décrochent (je t'explique comment améliorer ton taux de décroché par ailleurs, mais l'ordre de grandeur reste celui-là). Ce qui veut dire que 90 % de ta session, ce sont des sonneries dans le vide et des répondeurs. Et un dialer séquentiel ne t'enlève PAS ça : il compose à ta place, mais toi tu restes là, casque sur les oreilles, à écouter sonner.
Un après-midi, je me suis chronométré sur une session en séquentiel. Liste propre, 100 numéros de décideurs ciblés, motivation au max. Au bout d'une heure, j'ai regardé le chrono : plus de 40 minutes cumulées à écouter des tonalités et des messageries. 40 minutes. Les deux tiers de ma session de « prospection » passés à ne parler à personne. C'est ce jour-là que j'ai compris que mon problème n'était pas mon script, ni ma liste, ni ma motivation... c'était la mécanique même du un-par-un.
Et je ne suis pas le seul à faire ce constat : même les avis les plus complets sur Aircall finissent par le dire, pour du cold calling intensif, les fonctions de power dialing restent minimalistes. Ce n'est pas un défaut de l'outil. C'est juste que ce n'est pas son métier principal.
Power dialer vs parallel dialer : la vraie ligne de partage
C'est LA distinction à comprendre avant de choisir quoi que ce soit. Le power dialer automatise la numérotation. Le parallel dialer supprime le temps mort : il compose plusieurs numéros en même temps, filtre les répondeurs, et ne te passe que les appels où un humain décroche vraiment.
- Un numéro composé à la fois
- Tu écoutes les sonneries et les répondeurs
- Temps mort réduit
- Gain vs manuel : réel mais limité
- Plusieurs numéros en même temps
- Seuls les décrochés arrivent à ton oreille
- Temps mort supprimé
- 2 à 3 fois plus de conversations par heure
Et j'insiste sur un point, parce que c'est toute la vision Paradial : le parallel dialing, ce n'est PAS de l'arrosage. Tu composes plusieurs numéros à la fois sur une liste ciblée, construite en amont sur ton persona. Le volume sert à filtrer vite parmi des gens pertinents, à trouver ceux avec qui ça matche, pas à harceler l'annuaire. Le téléphone, c'est de la pré-qualification humaine et rapide. Plus tu as de conversations, plus tu filtres vite. C'est tout.
Le calcul : une heure de phoning avec Aircall vs avec un parallel dialer
Bon, faisons le calcul que personne ne fait. Même liste, même taux de décroché (disons 8 %), une heure de session.
En séquentiel, chaque appel te coûte du temps incompressible : la numérotation, 20 à 30 secondes de sonnerie, souvent un répondeur, la note dans le CRM. En pratique tu tournes autour de 30 à 40 appels dans l'heure. À 8 % de décroché, ça te fait environ 3 conversations. Trois. Pour une heure de concentration à fond.
En parallèle, pendant que 4 ou 5 numéros sonnent en même temps, toi tu ne fais... rien. Tu attends le prochain humain. Les répondeurs sont filtrés, les sonneries se chevauchent au lieu de s'additionner. Sur la même heure, tu passes 2 à 3 fois plus d'appels connectés, soit 8 à 10 conversations sur la même liste, avec le même script et la même énergie.
Et ne me crois pas sur parole, refais le calcul avec TES chiffres. La formule tient en une ligne : appels passés dans l'heure × taux de décroché = conversations par heure. Ouvre ton historique Aircall, prends ta dernière session d'une heure, tu as les deux nombres en 30 secondes. Si le résultat est sous 5 conversations, le problème n'est ni ton script ni ta liste : c'est la mécanique du un-par-un.
Et ça change tout sur la durée. Parce que ce qui tue les gens en cold calling, moi je pense que ce n'est pas le rejet... c'est le vide. Une heure pour 3 conversations, tu tiens deux semaines et tu abandonnes. Une heure pour 10 conversations, tu progresses, tu prends des rendez-vous, tu continues. D'ailleurs si tu veux voir combien d'appels il faut vraiment pour décrocher un RDV, j'ai fait les maths dans combien d'appels pour un rendez-vous.
Lequel pour quoi : le tableau de décision
Voilà comment je découperais la décision, selon ton usage réel :
| Ton profil | Ce qu'il te faut |
|---|---|
| Téléphonie d'équipe (entrant, standard, support) + un peu de sortant | Aircall seul suffit, franchement |
| Prospection régulière mais modérée (20-40 appels par jour) | Aircall Professional et son power dialer font le job |
| Le cold calling est ton moteur d'acquisition (sessions quotidiennes, objectif volume) | Un dialer de prospection spécialisé, seul ou en plus d'Aircall |
Tu hésites entre deux lignes ? Fais ce test tout bête : ouvre ton historique d'appels de la semaine dernière et compte uniquement tes appels sortants de prospection (pas le support, pas les rappels clients). Moins de 100 sur la semaine : tu es dans les deux premières lignes, reste sur Aircall. Plus de 200, ou l'objectif d'y arriver ce trimestre : tu es dans la troisième, et chaque semaine en séquentiel te coûte des conversations que tu ne rattraperas pas.
Et j'appuie sur le dernier point, parce que c'est le piège classique des comparatifs : ce n'est pas un match à mort. Plein d'équipes gardent Aircall comme téléphonie de la boîte (l'entrant, le support, le standard) et branchent un dialer de prospection pour les sessions de cold calling des commerciaux. Deux outils, deux moments de la journée. Aucune trahison. 😄
Au fait, si tu te poses la même question avec une autre marque, j'ai fait exactement le même exercice pour Ringover ou un dialer de prospection : même logique, quelques différences intéressantes. Et pour comparer les options côté outil spécialisé, la page logiciel de prospection téléphonique fait le tour du sujet.
◆ Catégorie · OutilsUn dialer de prospection en parallel dialing : 2 à 3 fois plus de conversations par heure ›En résumé
Aircall est une excellente téléphonie d'entreprise, et son power dialer séquentiel suffit largement pour du sortant modéré. Mais si le cold calling est ton canal d'acquisition principal, le séquentiel plafonne par construction : un numéro à la fois, c'est 90 % de ta session passée à écouter sonner. Le parallel dialing supprime ce temps mort et multiplie tes conversations sur la même liste ciblée. La bonne question n'est donc pas « Aircall ou pas Aircall », c'est « quel volume de conversations il me faut par jour ». Réponds à ça, et le choix se fait tout seul.
Pour la méthode complète (ciblage, fichier, script, objections, outils), garde le guide sous le coude :
◆ Guide completProspection téléphonique : le guide complet de A à Z ›Questions fréquentes
Aircall a-t-il un power dialer ?
Oui. Aircall propose un power dialer séquentiel (un numéro à la fois) sur son plan Professional, autour de 50 € par utilisateur et par mois. Tu importes ta liste, il enchaîne les appels sans que tu recomposes. C'est un vrai gain par rapport au clavier, mais tu écoutes quand même toutes les sonneries et les répondeurs.
Aircall propose-t-il un parallel dialer ?
Non. À ce jour, la numérotation d'Aircall est uniquement séquentielle. Pour du parallel dialing (plusieurs numéros composés en même temps, seuls les décrochés te sont passés), il faut un dialer de prospection spécialisé. Vérifie leur offre au moment où tu lis, mais c'est l'état actuel.
Aircall est-il adapté au cold calling intensif ?
Pour du sortant léger à modéré (quelques dizaines d'appels par jour), oui, le power dialer fait le job. Si le cold calling est ton moteur d'acquisition et que tu vises 100 à 150 conversations connectées par jour, le séquentiel plafonne : le temps mort entre chaque appel te limite mécaniquement.
Quelle différence entre le power dialer d'Aircall et un dialer de prospection ?
Aircall est une téléphonie d'entreprise (entrant, standard, CRM) avec une option sortant : son power dialer automatise la numérotation. Un dialer de prospection est un outil dont l'unique job est le cold calling : il supprime le temps mort en composant plusieurs numéros en parallèle et en filtrant les répondeurs. Automatiser la numérotation et supprimer le temps mort, ce sont deux sports différents.
Peut-on utiliser Aircall et un dialer de prospection ensemble ?
Oui, et c'est même un setup fréquent : Aircall reste la téléphonie de la boîte (entrant, support, standard), et le dialer de prospection sert aux commerciaux pendant leurs sessions de cold calling. Les deux outils ne jouent pas le même rôle, ils se complètent très bien.