- La pige immobilière, c'est quoi (et ce qui a changé le 11 août 2026)
- Ce qui est interdit depuis le 11 août 2026 : la loi et le décret, en clair
- Ce que tu risques vraiment : 75 000 €, et pire, la nullité du mandat
- Ce qui reste 100 % légal après le 11 août (la liste)
- Comment récolter un consentement qui tient devant la DGCCRF
- Remplacer la pige : les 4 canaux qui rentrent des mandats sans appel à froid
- Moins d'appels autorisés, donc chaque appel compte plus
- En résumé : ce que fait une agence conforme dès lundi
- Questions fréquentes
La moitié des articles que tu as lus sur le sujet ont été écrits au futur, quelque part en juin, avant que le texte s'applique. Nous, on est en septembre. Le 11 août est passé, le décret est sorti, et ta question n'est plus « est-ce que ça va arriver » mais « je fais quoi lundi matin ».
Alors je te donne la réponse tout de suite : repérer une annonce de particulier, c'est toujours légal. Appeler le propriétaire derrière sans qu'il t'ait dit oui avant, ça ne l'est plus. Voilà. Le reste de cet article, c'est ce qui te reste dans la main... et il t'en reste beaucoup plus que ce que la panique ambiante laisse croire.
Je précise d'entrée : je ne suis pas juriste. Je suis un mec qui a passé des milliers d'appels à froid et qui a lu les textes pour ne pas raconter n'importe quoi. Sur un cas tordu, tu vérifies avec ton avocat. 👍
Ce que tu vas trouver :
- Ce qui est interdit depuis le 11 août 2026 (loi et décret, en clair)
- Ce que tu risques vraiment : 75 000 € et la nullité du mandat
- La liste de qui tu as encore le droit d'appeler, segment par segment
- Comment récolter un consentement qui tient devant la DGCCRF
- Les 4 canaux qui rentrent des mandats sans appel à froid
- Les phrases exactes à dire : appel prescripteur, rappel d'une estimation, courrier
La pige immobilière, c'est quoi (et ce qui a changé le 11 août 2026)
La pige historique : tu épluches Leboncoin, PAP, les annonces locales, tu repères les biens vendus par des particuliers, tu notes le numéro et tu appelles pour proposer ton mandat. Pendant vingt ans, le canal numéro un de rentrée de mandats en France.
Ce qui a changé, c'est le sens du silence. Avant, tu pouvais appeler tant que la personne ne s'était pas inscrite sur une liste d'opposition : le silence valait autorisation. Depuis le 11 août 2026, c'est l'inverse. Sans oui exprès et préalable, le silence vaut interdiction.
Il y a quelques années, je me constituais mes listes d'appels à la main, en récupérant des numéros affichés en clair sur des sites d'annonces. Un mardi matin, un type décroche, m'écoute trente secondes, et me coupe net : « vous avez trouvé mon numéro où, exactement ? » J'ai bafouillé un « sur internet » minable. Silence. Il a raccroché. Ça m'a agacé sur le moment, et il m'a fallu un bon moment pour admettre qu'il avait entièrement raison : je n'avais aucune raison légitime de l'avoir dans ma liste. La loi ne fait que transformer ce malaise en interdiction.
Ce qui est interdit depuis le 11 août 2026 : la loi et le décret, en clair
Deux textes, un seul principe. La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 fait basculer le démarchage des consommateurs de l'opt-out vers l'opt-in. Le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026 dit à quoi ressemble concrètement un consentement valable. Au passage, Bloctel disparaît : plus besoin d'une liste pour dire non quand le non devient la règle (le détail est ici).
- Numéro relevé sur l'annonce, tu appelles
- Le vendeur devait faire la démarche de dire non
- Aucune trace à conserver
- Consentement implicite, illimité
- Charge de la preuve côté vendeur
- Numéro relevé sur l'annonce, tu n'appelles pas
- Le vendeur doit avoir dit oui, avant
- Preuve du consentement gardée 3 ans
- Consentement exprès, 1 an max, sans reconduction tacite
- Charge de la preuve côté agence
Ce que le décret impose sur le formulaire de recueil, en langage d'agence : le vendeur doit savoir qui va l'appeler, pourquoi, pour quel type de sollicitation, combien de temps son accord vaut, et comment le retirer. Une case à cocher, jamais précochée. Et un accord plafonné à un an, sans reconduction automatique : au bout d'un an, s'il n'a rien redemandé, tu ne l'appelles plus.
Pour le versant B2B générique, le cadre complet est ici : démarchage téléphonique 2026, ce qui change.
Ce que tu risques vraiment : 75 000 €, et pire, la nullité du mandat
Les chiffres d'abord : 75 000 € d'amende pour une personne physique, 375 000 € pour une personne morale. La DGCCRF contrôle, et elle publie.
Mais moi je pense que ce n'est pas l'amende qui devrait te faire lever les yeux. C'est l'autre sanction, celle dont personne ne parle en réunion d'agence : le contrat conclu à la suite d'une prospection non conforme peut être annulé. Tu décroches un mandat, tu vends le bien, et deux mois plus tard le vendeur (ou son avocat) remonte le fil jusqu'à l'appel de départ. Le mandat tombe. Ta commission tombe avec.
Et le détail qui change tout au quotidien : c'est à toi de prouver le consentement, pas à lui de prouver qu'il ne l'avait pas donné. Pas de trace, tort par défaut.
Ce qui reste 100 % légal après le 11 août (la liste)
Bon. Assez de mauvaises nouvelles. Voilà ce que tu as encore parfaitement le droit d'appeler, et sur quelle base.
| Segment | Appelable ? | Sur quelle base |
|---|---|---|
| Vendeur qui a rempli ton estimation en ligne | ✅ Oui | Consentement exprès, si le formulaire est conforme |
| Vendeur qui a demandé un rappel ou un avis de valeur | ✅ Oui | Consentement exprès |
| Clients et mandats en cours | ✅ Oui | Relation contractuelle en cours |
| Appel entrant que tu recontactes | ✅ Oui | C'est lui qui a initié |
| Recommandation d'un client, avec accord de la personne | ✅ Oui | Consentement, à faire confirmer |
| Notaires, syndics, promoteurs, marchands de biens | ✅ Oui | B2B, régime RGPD, intérêt légitime |
| Gestion locative, confrères, investisseurs pros | ✅ Oui | B2B, régime RGPD |
| Particulier repéré sur une annonce, sans accord | ❌ Non | Interdit depuis le 11 août 2026 |
| Numéro acheté ou aspiré sans consentement | ❌ Non | Finalité détournée, pas de base légale |
Le bloc que personne ne cite, et ça me dépasse : tout le B2B immobilier. La loi du 11 août modifie le Code de la consommation, celui qui protège les consommateurs. Un notaire sur sa ligne d'étude, un syndic, un gestionnaire locatif, un marchand de biens, ce ne sont pas des consommateurs. Tu peux les appeler, sous RGPD (identification claire, motif en lien avec leur fonction, droit d'opposition respecté). Pour la partie données et conformité, tout est détaillé dans prospection téléphonique et RGPD.
Et honnêtement ? Un notaire qui a trois successions à liquider dans ton secteur, c'est un meilleur appel que le vingtième particulier de la journée qui a déjà eu six agences au téléphone. 🙂
Une ligne du tableau mérite un mot de plus : la recommandation. « Mon beau-frère aussi veut vendre, appelle-le de ma part », ça ne suffit pas. C'est ton client qui a dit oui, pas le beau-frère. La phrase qui règle ça, à dire au client, tout de suite, au téléphone :
« Parfait. Vous pouvez lui envoyer un SMS avec mon numéro et lui dire que je l'appelle demain matin vers 10h ? S'il vous répond ok, vous me transférez le message et je le contacte. Sinon je ne bouge pas. »
Tu obtiens un accord de la personne concernée, écrit, daté, et une capture d'écran à ranger dans ton registre. Trente secondes de plus au téléphone, et la recommandation passe du côté légal de la ligne.
Comment récolter un consentement qui tient devant la DGCCRF
C'est la partie que les articles juridiques survolent, et c'est pourtant celle qui te fait vivre. Voilà comment je le monterais si c'était mon agence, étape par étape :
- Un formulaire d'estimation en ligne, téléphone en champ obligatoire.
- Une case à cocher, en clair, jamais précochée.
- Un mail de confirmation horodaté qui reprend ce qu'il a accepté. C'est ta preuve. Trois lignes suffisent, et tu peux les coller telles quelles dans ton auto-répondeur : « Bonjour [Prénom], vous avez demandé le 12/09/2026 à 14h07 une estimation pour votre appartement situé [adresse], et accepté d'être contacté par téléphone par l'agence [Nom] à ce sujet pendant 12 mois. Pour retirer cet accord, un mail à [adresse] suffit et je vous sors de ma liste. »
- Un registre des consentements : nom, date, canal, durée, source. Un tableur suffit, mais il doit exister. Sept colonnes, pas une de plus : nom, téléphone, date et heure du oui, canal (formulaire, appel entrant, rendez-vous), durée (12 mois), lien vers la preuve (le mail de confirmation), date de retrait. Une ligne par vendeur, remplie le jour même, jamais « quand j'aurai le temps ».
- Le retrait traité en 24 h. Un « ne me rappelez plus » qui traîne trois semaines, c'est le dossier parfait pour une plainte.
Et tout se joue à la formulation de la case :
❌ « J'accepte de recevoir des offres de nos partenaires. » Trop vague : ni qui appelle, ni pourquoi, ni pour combien de temps. Devant un contrôle, ça ne vaut rien.
✅ « J'accepte d'être contacté par téléphone par l'agence [Nom] au sujet de l'estimation et de la vente de mon bien, pendant 12 mois. Je peux retirer mon accord à tout moment à [adresse]. » Qui, quoi, combien de temps, comment sortir. Voilà un oui qui tient.
Et c'est du métier pur : un consentement frais s'appelle vite. Celui qui remplit une estimation à 14h07 pense encore à son projet à 14h12. Le lendemain, il a rappelé deux autres agences.
Du coup, comme tu rappelles à 14h12, ta première phrase doit dire d'où tu sors. Sinon il te range dans la même case que la pige d'avant, alors qu'il t'a autorisé lui-même deux minutes plus tôt :
❌ « Bonjour, agence [Nom], je vous appelle pour savoir si vous avez un projet de vente. » Il ne sait pas qui tu es, il croit à un démarchage, et tu viens de te comporter exactement comme la pige d'avant.
✅ « Bonjour [Prénom], [Ton prénom] de l'agence [Nom]. Vous venez de demander une estimation pour l'appartement rue [X], il y a cinq minutes, je l'ai sous les yeux. Vous avez deux minutes, que je vous donne une première fourchette ? » Le geste qu'il vient de faire, l'heure, le bien, et une raison d'écouter dans la foulée. Ton consentement est dans ta phrase d'ouverture, et lui s'en souvient parfaitement.
Remplacer la pige : les 4 canaux qui rentrent des mandats sans appel à froid
Je suis honnête sur les délais, parce que c'est là que la plupart des contenus te mentent par omission.
- Estimation en ligne + SEO local. Le remplaçant le plus solide, parce qu'il fabrique du consentement en continu. Mais compte plusieurs mois. Ce n'est pas un plan pour octobre. La première brique, celle que tu peux poser cette semaine : une page par commune de ton secteur, titrée comme les gens tapent (« prix immobilier [Commune] : ce que ça vaut vraiment en 2026 »), avec les chiffres DVF de la commune dans le corps et le formulaire d'estimation en bas de page.
- Prescripteurs : notaires, courtiers, syndics, artisans, diagnostiqueurs. Le canal le plus rapide, et 100 % appelable puisque c'est du B2B. Dix rendez-vous prescripteurs bien menés valent mieux que trois cents numéros ramassés sur les annonces.
- Farming et notoriété locale. Boîtage, terrain, courrier adressé. Lent, constant, ça paie sur des années. Et bonne nouvelle : le courrier au propriétaire d'une annonce n'est pas visé par la loi du 11 août, qui parle de téléphone. Tu laisses juste un moyen simple de te dire « ne m'écrivez plus ». Quatre lignes, manuscrites si tu peux : « Bonjour, j'ai vu votre annonce rue [X]. Je vends dans cette rue depuis six ans, la dernière à 4 380 €/m². J'ai deux acquéreurs qui cherchent exactement ce format. Si vous voulez en parler, mon portable direct : [numéro]. Si vous préférez que je ne vous réécrive pas, un mot à [adresse] et c'est réglé. »
- Données de détection amont (DVF, signaux de mise en vente). Dispo tout de suite, souvent payant, et attention : détecter n'autorise pas à appeler un particulier. Ça oriente ton courrier et ton terrain. Le gratuit d'abord : tu télécharges le fichier DVF sur data.gouv.fr, tu filtres sur tes communes et les douze derniers mois, et tu as les prix réellement signés, rue par rue. C'est ce chiffre-là qui fait décrocher un notaire et lire un courrier, pas ton « estimation offerte ».
Perso, le meilleur mix pour une agence qui vient de perdre la pige : prescripteurs à fond tout de suite (le seul canal qui sort du mandat en quelques semaines) pendant que le formulaire d'estimation s'installe derrière.
L'appel prescripteur, mot pour mot
C'est le canal que tout le monde cite et que personne ne détaille, donc allons-y. Un appel à une étude notariale, c'est trois moments.
Le secrétariat, d'abord. Tu ne demandes pas, tu situes :
« Bonjour, [Ton prénom] [Nom], agence [Nom], rue [X]. J'appelle Maître [Nom] au sujet des biens en succession sur [quartier], j'ai des acquéreurs positionnés dessus. Il est joignable maintenant, ou je rappelle plutôt en fin de journée ? »
L'ouverture avec le notaire ensuite. Là, le contraste est brutal :
❌ « Bonjour Maître, je me permets de vous appeler pour vous présenter notre agence et voir si on pourrait éventuellement travailler ensemble à l'occasion. » Tu demandes un service, tu n'apportes rien, et il en reçoit trois par semaine. Il te met poliment dans la case « agence qui cherche des mandats ».
✅ « Bonjour Maître, [Ton prénom], agence [Nom], rue [X]. J'ai vendu quatre biens dans [quartier] depuis janvier, dont deux en indivision. Vous avez des successions qui coincent parce que les héritiers ne s'accordent pas sur le prix ? Je vous fais l'avis de valeur sous 48 h, gratuitement, même si la vente ne passe pas par moi. » Une preuve chiffrée, un problème qu'il vit toutes les semaines, une contrepartie immédiate qui ne lui coûte rien.
La sortie d'appel, enfin, celle qui transforme un appel isolé en canal : « On refait un point début novembre, même heure ? Je vous envoie l'avis de valeur d'ici jeudi dans tous les cas. » Tu poses une date et une livraison. J'ai mis un temps fou à piger ce truc-là : je sortais d'appels « super, on reste en contact », je notais mentalement que c'était gagné, et je rappelais six mois plus tard en tombant sur quelqu'un qui n'avait aucun souvenir de moi. Un bon appel sans date de suite, c'est un appel perdu, juste avec une meilleure ambiance.
Le même squelette marche ailleurs, tu changes juste le problème que tu ouvres : au syndic, « des copropriétaires qui vendent après un gros appel de charges » ; au courtier, « des clients qui ont un accord de principe mais pas encore trouvé le bien » ; à l'artisan qui refait des salles de bain, « des chantiers avant mise en vente ». La règle est toujours la même : tu arrives avec leur problème, pas avec ton besoin de mandats.
Moins d'appels autorisés, donc chaque appel compte plus
Et là, je vais dire un truc qui va peut-être te surprendre : moi je pense que cette loi remet le téléphone à sa vraie place.
La pige d'avant, c'était composer deux cents numéros au hasard en espérant deux mandats. Du volume aveugle, sur des gens qui n'avaient rien demandé, et des commerciaux cramés au bout de trois semaines. Ce n'est pas la définition du cold call que je défends. On appelle des gens qualifiés, avec une raison d'appeler datée et vérifiable. Le volume ne sert pas à arroser, il sert à filtrer vite une liste courte.
Ce que le 11 août change, c'est que ta liste est courte par obligation. Consentements récents, prescripteurs B2B, clients à réactiver : cent lignes propres, pas deux mille. Et le vrai problème devient le temps mort. Sur une session d'appels, l'essentiel du temps part en composition, en sonneries dans le vide, en répondeurs, en standards. Tu as trois heures et tu parles à quinze personnes.
C'est là qu'un parallel dialer entre en jeu. Pas comme « outil de pige », ce qu'il n'est pas et ne sera jamais. Comme outil qui supprime le temps mort sur les appels que tu as le droit de passer : il compose plusieurs numéros à la fois et ne te passe que les décrochés. Ta liste conforme de cent lignes, tu la traites en une matinée. Côté outils métier, c'est dans le logiciel de phoning pour l'immobilier.
◆ Guide completProspection téléphonique : le guide complet, de la cible au rendez-vous ›En résumé : ce que fait une agence conforme dès lundi
- Tu arrêtes d'appeler les particuliers repérés sur les annonces. Complètement.
- Tu mets en ligne un formulaire d'estimation avec une case de consentement conforme.
- Tu ouvres un registre des consentements et tu y notes tout, dès aujourd'hui.
- Tu construis ta liste B2B : notaires, syndics, courtiers, promoteurs, gestion locative de ton secteur. Vingt lignes, et tu en appelles dix cette semaine avec l'ouverture d'appel plus haut.
- Tu rappelles chaque nouveau consentement dans les minutes qui suivent.
- Tu traites les demandes de retrait sous 24 h, sans exception.
Garde cette liste sous le coude, elle vaut plus que n'importe quel commentaire juridique. Et pour le reste des sujets terrain, tout est rangé dans la catégorie stratégie.
La pige telle que tu la connaissais est morte, oui. Le téléphone, lui, va très bien. Il est juste devenu exigeant sur qui tu appelles... et franchement, ce n'est pas une mauvaise nouvelle. 😉
Questions fréquentes
La pige immobilière est-elle interdite depuis le 11 août 2026 ?
Repérer une annonce de particulier reste parfaitement légal. Ce qui ne l'est plus, c'est d'appeler le propriétaire sans son consentement préalable exprès (loi n° 2025-594, décret n° 2026-662). La pige comme source d'information vit encore, la pige comme source d'appels à froid est morte.
Quelles sanctions si tu appelles un vendeur sans son consentement ?
Jusqu'à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale. Et le pire n'est pas là : le contrat conclu à la suite d'une prospection non conforme peut être annulé. Traduction pour toi : le mandat saute, la commission avec.
Qui as-tu encore le droit d'appeler après le 11 août 2026 ?
Les vendeurs qui ont levé la main (estimation en ligne, demande de rappel), tes clients et mandats en cours, les appels entrants à recontacter, les recommandations, et tout le B2B immobilier : notaires, syndics, marchands de biens, promoteurs, gestion locative, confrères, investisseurs pros. Ce dernier bloc reste sous régime RGPD, pas sous le Code de la consommation.
Comment recueillir un consentement valable pour la pige immobilière ?
Un acte positif clair du vendeur, une case jamais précochée, les mentions imposées par le décret, une durée annoncée d'un an maximum sans reconduction tacite, et la preuve conservée sur support durable pendant 3 ans. C'est à toi de prouver le oui, pas à lui de prouver le non.
Comment rentrer des mandats sans faire de pige téléphonique ?
Quatre canaux, avec des délais très différents : l'estimation en ligne plus le SEO local (lent à installer, puissant ensuite), les prescripteurs notaires, courtiers, syndics et artisans (rapide si tu bouges), le farming et le terrain (constant), la donnée de détection amont (immédiat mais payant). Plus le B2B au téléphone, qui reste ouvert.