- Aircall vs Ubic : le verdict en 30 secondes
- Deux familles d'outils : téléphonie cloud contre parallel dialer
- Le dialer, concrètement : un numéro à la fois chez Aircall, trois chez Ubic
- Prix : la vraie facture sur un an pour 3 commerciaux
- Entrant, standard, intégrations, supervision : tout ce qu'Ubic ne fera jamais
- Essai, engagement, numéros et hébergement
- Le verdict par profil
- Ce qu'aucun des deux ne réglera : ton fichier
- Questions fréquentes
Tape « aircall vs ubic » dans Google et regarde ce qui sort : des listes d'« alternatives à Aircall » en anglais, le comparatif maison de Skipcall, et les pages produit d'Ubic. Personne n'a écrit le face-à-face. Et je crois que je sais pourquoi : ce n'est pas le même métier, donc les comparateurs ne savent pas dans quelle case le ranger.
Moi je vais te le faire quand même, avec mon biais sur la table : je vends Paradial, un parallel dialer qui joue dans la même cour qu'Ubic. Tu ne liras pas un texte neutre, mais tu liras d'où sort chaque chiffre. Grilles Aircall et Ubic relevées le 18 septembre 2026, FAQ et CGV à côté.
Ce que tu vas trouver :
- Le verdict en 30 secondes (tableau de synthèse)
- Pourquoi ce n'est pas le même métier : téléphonie cloud contre parallel dialer
- Un numéro à la fois contre trois : ce que ça change dans ta journée
- La vraie facture sur un an pour 1, 3 et 5 commerciaux, minimums compris
- Le scénario que personne ne traite : garder Aircall ET prendre un dialer
- Le verdict par profil
Aircall vs Ubic : le verdict en 30 secondes
| Aircall | Ubic | |
|---|---|---|
| Métier | téléphonie cloud d'entreprise (entrant + sortant) | parallel dialer de prospection sortante |
| Mode de numérotation | power dialer séquentiel (plan Professional) | 3 lignes en parallèle |
| Prix affiché | 30 € / 50 € HT par utilisateur et par mois en annuel (40 / 70 en mensuel) | 200 € HT par utilisateur en mensuel (180 trimestriel, 160 annuel) |
| Minimum | 3 licences | 1 |
| Engagement | annuel pour le tarif affiché | mensuel annulable à tout moment |
| Essai | 7 jours | 7 jours |
| Appels entrants, standard, IVR | oui, c'est le coeur du produit | non |
| Intégrations | 100+ | une liste de CRM (HubSpot, Pipedrive, Salesforce, Zoho, noCRM, Attio, Close, Lemlist...) + CSV |
| Numéros | les tiens, portés ou achetés | fournis, avec rotation automatique |
| Hébergement | non détaillé par région sur la grille | AWS Paris (eu-west-3), enregistrements en France |
Mon verdict en une phrase : Aircall si tu reçois des appels et que tu en passes quelques dizaines par semaine ; Ubic si ton métier, c'est d'en passer cent par jour et que personne ne t'appelle jamais. Et si tu fais les deux... c'est le paragraphe le plus utile de l'article, il est dans le verdict par profil.
Deux familles d'outils : téléphonie cloud contre parallel dialer
C'est le point que toutes les listes d'alternatives ratent, alors je le pose en clair.
Aircall, c'est ta ligne téléphonique. Standard, serveur vocal, files d'attente, transferts, apps mobiles, 100 et quelques intégrations, 20 000 clients. Ton support répond dessus, ta compta reçoit ses appels dessus, et oui, un commercial peut aussi composer dessus. Le sortant est une fonction parmi trente.
Ubic, c'est une machine à conversations sortantes. Rien d'autre. Tu charges un fichier ou tu branches ton CRM, l'outil compose trois numéros en même temps, filtre les répondeurs, fait tourner les numéros pour qu'ils ne tombent pas en spam, et te passe la personne qui décroche. Personne ne peut t'appeler dessus. Pas de standard, pas d'entrant.
Donc quand quelqu'un me demande « Aircall ou Ubic ? », ma vraie réponse, c'est une question : est-ce que ton téléphone sonne ? Si oui, Ubic ne remplace pas Aircall, quel que soit le comparatif. Si non, Aircall te fait payer une téléphonie complète pour utiliser une seule brique, et pas la meilleure. Pour la mécanique de chaque famille : le power dialer, c'est quoi et le parallel dialer, c'est quoi.
Le dialer, concrètement : un numéro à la fois chez Aircall, trois chez Ubic
J'ai fait ma première année de prospection sur une téléphonie cloud prise pour le standard, power dialer activé, fier comme tout. Un après-midi, j'ai compté par curiosité : sur une heure de session, 22 numéros composés, 14 répondeurs écoutés jusqu'au bip, 3 conversations. Une heure de casque pour trois « bonjour ». Le power dialer m'avait juste évité de taper les numéros. Tout le reste, l'attente, les sonneries, les annonces de messagerie, c'était moi qui l'encaissais, en direct, un par un. 😬
C'est exactement ce que fait le power dialer d'Aircall (plan Professional) : il enchaîne ta liste, mais séquentiellement. Chaque sonnerie dans ton oreille, chaque répondeur aussi. Chez Ubic, trois lignes partent en même temps, et seul le décroché humain arrive dans ton casque. La différence, ce n'est pas le nombre de numéros composés, c'est le temps mort que tu ne subis plus.
- Un numéro part, ça sonne 25 secondes
- Répondeur : tu écoutes l'annonce, tu raccroches
- Numéro suivant, ça resonne
- Une conversation toutes les 15 à 20 minutes sur un fichier moyen
- Trois numéros partent en même temps
- Les deux répondeurs sont filtrés avant toi
- Le seul humain qui décroche est déjà dans ton casque
- Une conversation toutes les 3 à 5 minutes, sur le même fichier
Maintenant, l'honnêteté. Aircall a écrit noir sur blanc sur son blog, en juin 2025 (« Outbound is changing »), qu'ils ne feront pas de parallel dialer. Et leur argument n'est pas idiot : quand trois personnes décrochent en même temps, deux entendent un blanc, puis un raccrochage. C'est l'appel abandonné, le truc qui grille ta réputation et qui peut te mettre hors des clous (le cadre légal du parallel dialer, lis-le avant de t'équiper). Perso je pense que le problème n'est pas le nombre de lignes, c'est ce que tu en fais. Trois lignes sur 4 000 contacts achetés au poids, c'est du dérangement à grande vitesse. Trois lignes sur 150 personnes choisies une par une (bon poste, bonne taille de boîte, une raison d'appeler), c'est un filtre rapide : deux minutes par conversation pour savoir si ça matche, et au suivant sans forcer si ce n'est pas le cas. Le volume sert à trier, pas à arroser.
Prix : la vraie facture sur un an pour 3 commerciaux
Les deux grilles se lisent avec des astérisques, et ce sont les astérisques qui font le prix.
Aircall : Essentials à 30 € HT par utilisateur et par mois, Professional à 50 €, en facturation annuelle (40 et 70 € si tu payes au mois). Trois licences minimum. L'Essentials plafonne autour de 1 000 minutes sortantes et n'a pas le power dialer, donc pour prospecter, c'est le Professional. Plancher réel : 150 € par mois, engagés sur l'année, même si tu n'as que deux commerciaux. Add-ons IA et Analytics+ en plus si tu en veux.
Ubic : 200 € HT par utilisateur en mensuel, 180 en trimestriel, 160 en annuel, 3 000 minutes incluses, numéros fournis, sans minimum de licences, mensuel annulable. Le détail ligne par ligne : les tarifs Ubic.
| Budget annuel HT | 1 commercial | 3 commerciaux | 5 commerciaux |
|---|---|---|---|
| Aircall Professional (50 €, annuel, 3 licences mini) | 1 800 € (tu payes 3 postes) | 1 800 € | 3 000 € |
| Aircall Professional (70 €, mensuel, 3 licences mini) | 2 520 € | 2 520 € | 4 200 € |
| Ubic mensuel (200 €) | 2 400 € | 7 200 € | 12 000 € |
| Ubic annuel (160 €, payé d'avance) | 1 920 € | 5 760 € | 9 600 € |
Trois fois moins cher chez Aircall, donc Aircall ? Non, parce que tu ne payes pas la même chose. La question qui compte, c'est le coût par conversation. Reprends ma session d'une heure : 3 conversations, donc 12 par jour sur 4 heures de session. À trois lignes, sur le même fichier, compte plutôt 50 par jour si le fichier suit (c'est le chiffre qu'annonce Ubic, un chiffre d'éditeur, je te le signale). Sur 20 jours : 240 conversations pour 150 € chez Aircall, 1 000 pour 600 € chez Ubic. 0,62 € contre 0,60 € la conversation. Le prix facial dit « trois fois moins cher », le coût par conversation dit « pareil »... sauf que d'un côté ton commercial a passé sa journée à écouter des répondeurs, et de l'autre à parler à des gens.
Et le vrai piège n'est même pas là. Regarde la case « 1 commercial » chez Aircall : trois postes pour un humain, deux fantômes à 50 € par mois toute l'année. Solo ou binôme, la grille d'Aircall t'est hostile, et les 200 € d'Ubic piquent aussi. On y revient dans les profils.
Entrant, standard, intégrations, supervision : tout ce qu'Ubic ne fera jamais
Je ne vais pas te vendre Ubic contre Aircall sur ce terrain, parce qu'Ubic n'y joue pas. IVR, files d'attente, whisper et barge pour écouter un junior en live, apps mobiles, 100+ intégrations : c'est Aircall, et c'est solide. Côté Ubic, un dialer, une liste de CRM en natif, de l'import CSV, l'enregistrement et la transcription. Point.
J'ai vu une boîte faire l'erreur dans l'autre sens. Des commerciaux qui prenaient aussi les appels clients, séduits par une démo de parallel dialer, ont coupé leur téléphonie « pour ne pas payer deux fois ». Quinze jours plus tard, les clients tombaient sur un numéro fourni par le dialer qui ne sonnait nulle part. Ils ont repris leur téléphonie, plus le dialer, et un mois de clients qui râlent. Si tu reçois des appels, Ubic ne remplace pas Aircall, c'est aussi simple que ça.
Essai, engagement, numéros et hébergement
Sept jours d'essai des deux côtés, donc égalité sur le papier. La différence vient après. Chez Aircall, le tarif affiché suppose l'engagement annuel : si l'outil ne tient pas dans ton quotidien, tu le découvres au deuxième mois et tu le payes douze. Chez Ubic, mensuel annulable, l'erreur coûte 30 jours.
Sur les numéros, deux logiques opposées. Aircall te fait porter ou acheter les tiens : ils t'appartiennent, avec leur réputation. Mais en sortant intensif, les plaintes de numéros flaggés « spam probable » reviennent dans les avis, c'est le grief le plus sérieux que j'ai relevé dans mon avis sur Aircall. Ubic fournit les numéros, les fait tourner et remplace ceux qui tombent. Confort réel... avec un revers : ces numéros ne sont pas à toi. Le jour où tu pars, la réputation part avec.
Sur les données, Ubic publie tout : AWS Paris, enregistrements en France, DPA accessible. Si tu enregistres des appels, fais écrire la région d'hébergement dans la proposition, quel que soit l'outil. La phrase à coller dans ton mail au commercial, telle quelle : « Pouvez-vous m'indiquer par écrit dans quelle région sont hébergés les enregistrements et les transcriptions d'appels, et me transmettre votre DPA ? » Une réponse floue (« chez un grand cloud européen ») vaut un non.
Et pendant tes 7 jours, ne fais pas « quelques appels pour voir ». Fais le même test des deux côtés, dans cet ordre :
- Sors un extrait de 100 contacts de ton fichier, les mêmes pour les deux outils (même liste, pas « à peu près la même »).
- Bloque deux sessions d'une heure au même créneau (mardi 10h et jeudi 10h, par exemple), une par outil. Pas de mail, pas de CRM ouvert à côté, tu composes.
- Note deux chiffres à la fin de chaque heure : le nombre de conversations avec un humain (« allô » ne compte pas, il faut avoir pu poser ta première question), et les minutes consommées au compteur de l'outil.
- Calcule le coût par conversation : facture mensuelle de l'outil divisée par (conversations de l'heure × 4 heures × 20 jours). Exemple : 150 € par mois et 3 conversations par heure, ça donne 150 / 240 = 0,62 €. 600 € par mois et 12 par heure, 600 / 960 = 0,62 €.
Ce sont ces deux lignes que tu compares, pas les grilles tarifaires. Et si sur ton fichier le parallel dialer ne sort pas au moins deux fois plus de conversations à l'heure, le problème n'est pas l'outil, c'est le fichier (dernière partie de l'article).
Le verdict par profil
| Ton profil | Mon verdict |
|---|---|
| Support ou standard + quelques dizaines d'appels sortants par semaine | Aircall. Le power dialer suffit à ce volume, et tu as tout le reste. |
| SDR à 100 appels par jour et plus, personne ne t'appelle jamais | Ubic, ou un autre parallel dialer. Aircall te fera écouter des répondeurs toute la journée. |
| Solo ou binôme qui prospecte | Ni l'un ni l'autre tel quel. Chez Aircall tu payes un ou deux fantômes, chez Ubic 200 € par tête. Regarde les dialers sans minimum, je détaille sous le tableau. |
| Équipe mixte : de l'entrant ET de la prospection | Les deux. Aircall pour la ligne qui sonne, un parallel dialer pour la prospection, branchés sur le même CRM. C'est le montage le plus propre que je connaisse. |
Sur la ligne « équipe mixte », le montage tient en trois réglages. Un : Aircall garde le numéro public de la boîte, celui du site et des signatures, et prend tout l'entrant. Deux : le dialer compose sur ses propres numéros, jamais sur le numéro public, donc un client qui rappelle un numéro du dialer ne doit rien avoir à te dire (règle simple : on ne prospecte pas les clients existants avec le dialer). Trois : les deux outils écrivent dans le même CRM, sur la même fiche contact, avec la source d'appel visible ; c'est la seule façon de ne pas rappeler mardi avec le dialer quelqu'un qui a appelé le support lundi. Avant de signer, vérifie que le CRM de l'équipe est dans la liste native des deux outils, pas « via Zapier ».
Sur la ligne « solo ou binôme », je suis juge et partie, tu le sais depuis le deuxième paragraphe. Paradial compose 5 lignes, un seul prix, 140 € HT par mois et par commercial, tout compris : numéros français inclus, hébergement en France, sans engagement, sans minimum de licences, et tu explores la plateforme sans prendre rendez-vous avec personne. Un commercial seul : 1 680 € par an, contre 1 800 € de trois postes Aircall dont deux vides, et 1 920 à 2 400 € chez Ubic. Lis ce paragraphe comme une pub, c'en est une. Le face-à-face détaillé est ici : Paradial vs Ubic. Et pour boucler le tour des dialers français : Skipcall vs Ubic et Minari vs Ubic. Si tu hésites plutôt entre deux téléphonies : Aircall vs Kavkom.
◆ Catégorie · OutilsLogiciels de prospection téléphonique : la catégorie au complet ›Ce qu'aucun des deux ne réglera : ton fichier
Ni la grille d'Aircall, ni la FAQ d'Ubic, ni aucune démo ne te parlera de ton fichier. Ce n'est pas leur boulot, c'est le tien. Un numéro à la fois sur des gens mal choisis, c'est lent et inutile. Trois lignes sur les mêmes gens, c'est rapide et inutile. L'outil multiplie ce que tu lui donnes, il ne le corrige pas.
Donc avant de trancher entre 150 € et 600 € par mois, ouvre ton fichier et pose-toi la question franchement : est-ce que tu l'as construit pour qu'il vaille le coup, ou est-ce que tu l'as juste acheté ? Dans le deuxième cas, le parallel dialer va surtout te faire découvrir le problème trois fois plus vite.
La méthode complète en amont de l'outil (ciblage, accroche, script, objections, cadre légal) :
◆ Guide completProspection téléphonique : le guide complet de A à Z ›Bref : Aircall si ton téléphone sonne, Ubic si tu ne fais que composer, les deux si tu fais les deux. Et dans tous les cas, ne compare pas les prix par licence, compare-les par conversation. C'est là que le « trois fois moins cher » s'évapore. 😉
Questions fréquentes
Aircall propose-t-il un parallel dialer ?
Non. Aircall propose un power dialer séquentiel sur le plan Professional : un numéro à la fois, et tu écoutes chaque sonnerie et chaque répondeur. Aircall a même pris position publiquement contre le parallel dialing sur son blog en juin 2025. Si tu veux composer plusieurs lignes en même temps, il te faut un outil dédié comme Ubic, ou un autre parallel dialer.
Ubic ou Aircall : lequel coûte le moins cher pour une équipe de 3 commerciaux ?
Sur la facture, Aircall, et de loin : 3 licences Professional à 50 € HT en annuel, ça fait 1 800 € par an. Ubic, c'est 5 760 à 7 200 € par an selon l'engagement (160 à 200 € HT par utilisateur et par mois). Mais tu ne payes pas la même chose : d'un côté une téléphonie complète avec un dialer un numéro à la fois, de l'autre trois lignes en parallèle et 3 000 minutes. Le bon calcul, c'est le coût par conversation, pas par licence.
Peut-on utiliser Aircall et Ubic en même temps ?
Oui, et pour une équipe mixte c'est souvent le meilleur montage : Aircall pour l'entrant (standard, files d'attente, support) et Ubic pour la prospection sortante, les deux branchés sur le même CRM. Ubic fournit ses propres numéros, donc aucun conflit avec ta ligne Aircall. Tu payes deux outils, mais chacun fait le métier pour lequel il est conçu.
Combien de conversations par jour avec le power dialer d'Aircall contre le parallel dialer d'Ubic ?
Aucun chiffre neutre n'existe. Ubic annonce « jusqu'à 50 vraies conversations par SDR et par jour », Skipcall avance « 15 à 20 avec Aircall » : ce sont des chiffres d'éditeurs, à prendre comme tels. Ce qui est sûr, c'est la mécanique : à un numéro à la fois, tu perds 30 à 45 secondes par répondeur ; à trois lignes, le répondeur est filtré et seul le décroché humain t'arrive. Sur un bon fichier, l'écart se compte en dizaines de conversations par jour.
Quelle alternative à Aircall pour la prospection téléphonique intensive ?
Si tu fais 100 appels par jour et plus, un parallel dialer : Ubic (3 lignes, 200 € HT), Skipcall (4 lignes, de 75 à 280 €), Minari, ou Paradial (5 lignes, 140 € HT tout compris, sans engagement). Garde Aircall si tu reçois des appels clients : aucun de ces outils ne fait le standard.