- Comment noter un appel avec cette grille d'évaluation
- Les 10 critères d'évaluation d'un appel de prospection, un par un
- Exemple : un appel de 1 min 40 noté ligne par ligne
- Les 5 pièges de notation qui faussent une grille
- Grille d'évaluation ou grille d'écoute : laquelle utiliser
- Combien d'appels évaluer, et qui note
- Questions fréquentes
Tu as sous les yeux un modèle de grille d'évaluation pour noter un appel de prospection : 10 critères, 0, 5 ou 10 points chacun, total sur 100. Tu le copies tel quel et tu le remplis sur un enregistrement ou en double écoute, en dix minutes.
| N° | Critère | Ce qu'on doit entendre | 0 point | 5 points | 10 points | Piège de notation |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | L'accroche (les 10 premières secondes) | « Bonjour Marc, c'est Paul. » Un prénom, pas d'excuse, pas la boîte déroulée avec ce qu'elle fait. | Il s'excuse de déranger, ou déroule « je m'appelle..., je travaille chez..., nous sommes spécialisés dans... » | Pas d'excuse, mais il présente sa boîte avant de parler du prospect | Prénom, une phrase, et il enchaîne sur le prospect | Noter le ton (« il avait l'air à l'aise ») au lieu des mots prononcés |
| 2 | La permission | « J'ai vu que vous étiez [poste] chez [boîte] et j'aurais aimé vous poser une petite question à ce sujet. » Puis le « allez-y » du prospect. | Aucune raison donnée, ou une raison qui vaut pour n'importe qui | Raison liée au prospect, mais il enchaîne sans attendre la réponse | Raison liée au prospect et accord audible du prospect | Mettre 10 parce que le prospect n'a pas raccroché : ce n'est pas un accord |
| 3 | La question problème (celle qui tranche) | Un problème du poste nommé avant le premier mot sur l'offre, puis la question dont la réponse dit si la personne est dans la cible. Exemple chez nous : « Vos commerciaux passent combien d'appels par jour, chacun ? » | Il parle du produit en premier, la question n'arrive jamais | Question posée après le pitch, ou question vague qui ne trie rien (« comment ça se passe chez vous ? ») | Question posée avant toute présentation, réponse chiffrée ou factuelle obtenue | Compter comme « problème » une phrase qui est en réalité un bénéfice du produit |
| 4 | Le silence | Après la question, au moins deux secondes sans la voix du commercial. | Il répond lui-même à sa question | Il se tait, puis complète ou propose des réponses (« ou alors... ») | Silence tenu, et c'est le prospect qui reprend | Noter de mémoire : le silence se mesure sur la bande, pas dans le souvenir |
| 5 | La reformulation | La phrase suivante reprend un mot ou un chiffre que le prospect vient de donner. | Il reprend son script comme si rien n'avait été dit | Il acquiesce (« d'accord, très bien ») puis reprend son script | Il repart d'un mot du prospect pour poser la question suivante | Confondre politesse et écoute : « je comprends » n'est pas une reformulation |
| 6 | Le traitement de l'objection (si elle se présente, sinon NR) | Une phrase qui accuse réception, puis une question (« vous l'avez depuis quand ? »), avant tout argument. | Il argumente direct ou il se justifie | Il accuse réception, mais répond par un argument au lieu d'une question | Accusé de réception, question, et il lâche si le deuxième refus est net | Récompenser l'acharnement : trois relances après un non clair, c'est 0, pas 10 |
| 7 | La proposition de créneau (ou la sortie assumée) | Si ça colle : un jour, une heure, une durée (« on se cale 20 minutes jeudi, 16 h par exemple, c'est possible pour vous ? »). Si ça ne colle pas : il le dit (« avec ce volume-là, on ne vous servira à rien aujourd'hui »). | Aucune proposition, « je vous envoie un mail », ou il pitche jusqu'au bout un prospect hors cible | « Vous êtes dispo quand ? », « la semaine prochaine ? », ou il s'éteint sans conclure | Créneau complet proposé dès le premier signe d'intérêt, ou disqualification dite proprement | Noter 0 parce qu'il n'y a pas de rendez-vous. Un appel hors cible bien lâché vaut 10 |
| 8 | Le cas « pas la bonne personne » (si la situation se présente, sinon NR) | « Qui s'en occupe chez vous ? », un nom, puis « je peux lui dire que je viens de votre part ? » | « Ah d'accord, merci », et il raccroche | Il obtient un nom ou une fonction, sans demander la mise en relation | Un nom, un moyen de le joindre, et l'accord pour se recommander du premier | Noter 0 quand la situation n'a pas eu lieu : c'est NR, pas 0 |
| 9 | La prochaine étape | Avant de raccrocher : le mail vérifié à voix haute, l'invitation annoncée, ou la date de rappel dite. | Il raccroche sur « on se tient au courant » | Suite annoncée, sans date ou sans vérifier le mail | Date, heure et canal répétés, confirmés par le prospect | Noter ce qui a été fait après l'appel : on note ce qui s'entend |
| 10 | Le compte rendu (le seul critère qui se lit, dans le CRM) | Trois choses écrites juste après l'appel : la réponse à la question qui tranche, l'objection mot pour mot, la prochaine étape datée. | Rien, ou « à rappeler » | Un résumé, mais sans la réponse chiffrée ou sans date | Les trois éléments, lisibles par quelqu'un qui n'a pas entendu l'appel | Le noter le lendemain : un compte rendu complété après coup ne prouve rien, regarde l'heure de saisie |
Le barème. 0 = absent ou raté. 5 = tenté mais incomplet. 10 = fait, et tu peux donner la seconde où ça se passe. Pas de note intermédiaire.
La formule. Note sur 100 = points obtenus ÷ (10 × nombre de critères notés) × 100. Les critères 6 et 8 se notent NR (non rencontré) quand la situation ne s'est pas présentée. Exemple : ni objection ni erreur d'interlocuteur, donc 8 critères notés, 60 points obtenus. 60 ÷ 80 × 100 = 75 sur 100.
Les seuils de lecture.
- 80 et plus : appel modèle. Tu le ranges dans ceux que tu fais écouter aux nouveaux.
- 60 à 79 : appel solide. Une consigne, sur le critère le plus bas.
- 40 à 59 : un bloc entier ne tient pas. On le retravaille en jeu de rôle avant la prochaine session.
- Moins de 40 : on arrête de noter. Retour au script et à l'entraînement avant de reprendre des appels réels.
Ces quatre seuils, je ne les ai pas mesurés : ce sont des seuils de départ. Recale-les sur tes 20 premiers appels notés.
Les deux critères plancher. Un 0 au critère 1 (l'accroche) ou au critère 3 (la question qui tranche) plafonne l'appel à « bloc à retravailler », quel que soit le total. Un appel qui rate ses 10 premières secondes ou qui ne trie pas n'est pas un bon appel, même à 70 sur 100.
Pourquoi une grille de plus ? Parce que toutes celles que tu vas trouver notent le sourire, le débit et la prise de congé. Elles sont écrites pour un plateau de service client, où le client a appelé lui-même. J'ai fait le SDR pendant des mois en montant Paradial, casque sur la tête et liste d'appels ouverte, et je peux te dire qu'un cold call de 90 secondes ne se joue sur aucun de ces trois points.
Comment noter un appel avec cette grille d'évaluation
Sur enregistrement de préférence (le cadre légal est dans l'enregistrement des appels commerciaux), en double écoute sinon. Deux passages : une première écoute sans rien noter, une deuxième avec la grille et le doigt sur pause.
Pourquoi trois niveaux écrits noir sur blanc ? Parce que deux personnes qui notent le même appel doivent tomber sur la même note. Une note sur 5 par ligne, c'est une impression rapide, parfaite pour le débrief du jour. Le 0 / 5 / 10, c'est une mesure : tu peux la comparer d'un appel à l'autre, et d'un évaluateur à l'autre.
Ensuite tu lis par blocs, pas seulement le total :
- Ouverture : critères 1 et 2, sur 20
- Écoute : critères 3, 4 et 5, sur 30
- Sortie : critères 6, 7 et 8, sur 30 (ou moins s'il y a des NR)
- Suite : critères 9 et 10, sur 20
Le bloc le plus bas en proportion désigne ta consigne. Une seule. Même si quatre lignes sont à 0, tu en choisis une, les autres attendent le prochain appel.
Les 10 critères d'évaluation d'un appel de prospection, un par un
Le tableau dit quoi entendre. Ici : pourquoi chaque ligne est là, et où celui qui note se trompe.
L'ouverture (critères 1 et 2)
C'est là que le prospect décide s'il t'écoute. Je le dis dans une de mes vidéos : si tu commences par « Bonjour, je m'appelle Paul, je travaille chez je ne sais quelle boîte », « tu peux être sûr que ton prospect a déjà raccroché dans sa tête ».
- 1, l'accroche. Un appel mort à 0:08 ne te laisse rien d'autre à noter. Le piège : « il était à l'aise » ne se réécoute pas. Écris les mots dits entre 0:00 et 0:10, et note ces mots-là.
- 2, la permission. Le « allez-y » est le premier oui de l'appel : le prospect t'a donné la parole, tu ne la lui as pas prise. Le piège : un prospect qui ne raccroche pas n'a rien accordé.
Bloc faible ? Le chantier est dans l'accroche de cold call.
L'écoute (critères 3, 4 et 5)
« Tu poses la question, tu te tais, tu écoutes. » Trois gestes, trois lignes.
- 3, la question problème. C'est elle qui fait de l'appel un tri. Chez nous, c'est « combien d'appels par jour et par commercial ? ». En dessous de 100, un parallel dialer ne sert à rien, le problème est ailleurs, et on le sait en une réponse. Le piège : « on aide les équipes à gagner du temps » est un bénéfice. Si la phrase parle de toi, ce n'est pas le critère 3. La méthode : qualifier un prospect au téléphone.
- 4, le silence. Deux secondes au téléphone, c'est interminable, et c'est pour ça que presque tout le monde complète sa propre question. Le piège : te fier à ton souvenir. Tu regardes le compteur, point. (Le détail est dans le silence en vente.)
- 5, la reformulation. La seule preuve audible qu'il a écouté. Le piège : « d'accord », « je comprends »... c'est poli, ça ne reprend rien. Le prospect dit « une centaine, les bons jours ». ❌ « D'accord, très bien. Et ils appellent avec quoi ? » ✅ « Une centaine les bons jours... et les mauvais, ça tombe à combien ? » La deuxième repart de ses mots à lui, et elle te donne un deuxième chiffre.
La sortie (critères 6, 7 et 8)
Moi je pense que c'est le bloc où les grilles classiques se trompent le plus, parce qu'elles notent le résultat. Un appel de prospection sert à savoir vite si la personne est dans ta cible. Si oui, l'objectif est un rendez-vous, pas une vente. Si non, tu le dis et tu passes au suivant. Les deux sorties valent 10.
- 6, l'objection. Une question avant l'argument, parce qu'une objection à froid est souvent un réflexe, pas une raison. Le piège : applaudir la ténacité. Trois relances après un non net, c'est un prospect grillé. Les réponses : traiter les objections au téléphone.
- 7, le créneau ou la sortie assumée. Le piège le plus répandu : 0 parce qu'il n'y a pas de rendez-vous. Un commercial qui entend « on passe 20 appels par jour » et répond « alors on ne vous servira à rien aujourd'hui » a fait exactement son travail. Les formulations : le script de prise de rendez-vous téléphonique.
- 8, pas la bonne personne. Cette ligne, je l'ai payée. Un directeur commercial me coupe : « C'est pas moi qui gère ça. » Rien de prêt, j'ai bafouillé « ah d'accord, merci » et raccroché sans savoir à qui parler (je la raconte dans préparer un appel de prospection). Le 10, c'est un nom, un moyen de le joindre, et le réflexe « et ton N+2 ? ». Voir aussi l'objection « je ne suis pas le décideur ».
La suite (critères 9 et 10)
Entre le « oui » et le rendez-vous tenu, il y a un trou où des rendez-vous disparaissent.
- 9, la prochaine étape. Une adresse mal notée, et l'invitation part dans le vide. La phrase qui vaut 10 : « Je vous envoie l'invitation pour jeudi 16 h. Je l'adresse bien à thomas.martin@[boîte].fr ? » Puis tu attends son « oui ». Le piège : noter ce qu'il a fait après avoir raccroché. Le mail de confirmation de rendez-vous se juge à part.
- 10, le compte rendu. Un appel dont personne ne peut relire la conclusion sera refait de zéro dans trois semaines. Le modèle : le compte rendu d'appel commercial.
Exemple : un appel de 1 min 40 noté ligne par ligne
Un appel construit pour l'exercice (pas un enregistrement réel). Léa appelle Thomas, directeur commercial.
0:00 Léa : Bonjour Thomas, c'est Léa. 0:04 Thomas : Oui ? 0:06 Léa : J'ai vu que vous étiez directeur commercial chez [boîte] et j'aurais aimé vous poser une petite question à ce sujet. 0:13 Thomas : Allez-y. 0:15 Léa : On équipe des équipes commerciales avec un outil qui appelle plusieurs numéros en même temps. Du coup, vos commerciaux passent combien d'appels par jour, chacun ? Enfin, à peu près... une cinquantaine, une centaine ? 0:36 Thomas : Une centaine, les bons jours. 0:40 Léa : D'accord, très bien. Et ils appellent avec quoi aujourd'hui ? 0:46 Thomas : On a déjà un outil pour ça, intégré au CRM. 0:51 Léa : Je comprends, vous êtes équipés. Justement, la différence, c'est qu'on lance plusieurs appels à la fois, donc vos commerciaux parlent au lieu d'écouter des sonneries. 1:06 Thomas : Mouais. C'est vrai qu'ils se plaignent des répondeurs. 1:12 Léa : Écoutez, plutôt que de tout vous expliquer maintenant, on se cale 20 minutes jeudi, 16 h par exemple, c'est possible pour vous ? 1:24 Thomas : Jeudi 16 h... oui, ça va. 1:29 Léa : Parfait, je vous envoie l'invitation. Bonne journée Thomas ! 1:40 Fin de l'appel.
Dans le CRM, saisi à la minute : « 100 appels par jour les bons jours. Objection : "on a déjà un outil pour ça, intégré au CRM". RDV jeudi 16 h, 20 min, invitation envoyée. »
| Critère | Note | Pourquoi |
|---|---|---|
| 1. Accroche | 10 | 0:00, prénom, aucune excuse |
| 2. Permission | 10 | 0:13, « allez-y » audible |
| 3. Question problème | 5 | 0:15, la question arrive après le pitch |
| 4. Silence | 0 | 0:30, elle propose elle-même les réponses |
| 5. Reformulation | 5 | 0:40, « d'accord, très bien », le chiffre n'est pas repris |
| 6. Objection | 5 | 0:51, accusé de réception puis argument, pas de question |
| 7. Créneau | 10 | 1:12, jour, heure, durée, au premier signe d'intérêt |
| 8. Pas la bonne personne | NR | Thomas est le bon interlocuteur |
| 9. Prochaine étape | 5 | 1:29, invitation annoncée, mail non vérifié |
| 10. Compte rendu | 10 | Réponse chiffrée, objection mot pour mot, date |
Total : 60 points sur 9 critères notés. 60 ÷ 90 × 100 = 67 sur 100. Appel solide, rendez-vous pris... et un bloc écoute à 10 sur 30. Tu vois le truc ? Le rendez-vous cache le défaut. Sans grille, Léa repart avec un « bravo ».
La consigne, une seule : « Après ta question, compte deux secondes dans ta tête avant de reparler. »
Et pour que Léa sache à quoi ressemble le 10, tu lui rejoues le passage de 0:15 à 0:51, corrigé :
0:15 Léa : Beaucoup de directeurs commerciaux me disent que leurs équipes passent la journée à écouter des sonneries. Vos commerciaux passent combien d'appels par jour, chacun ? (Elle se tait. Deux secondes.) 0:26 Thomas : Une centaine, les bons jours. 0:30 Léa : Une centaine les bons jours... et sur cette centaine, ils ont combien de personnes au bout du fil ? 0:38 Thomas : Pas beaucoup. On a déjà un outil pour ça, intégré au CRM. 0:44 Léa : Vous êtes équipés, c'est noté. Vous l'avez depuis quand ?
Ce qui change : le problème passe avant le produit (critère 3 à 10), elle ne souffle plus les réponses (critère 4 à 10), elle repart du chiffre de Thomas (critère 5 à 10), et l'objection reçoit une question au lieu d'un argument (critère 6 à 10). Le reste de l'appel ne bouge pas : 85 points sur 90, soit 94 sur 100 au lieu de 67.
Les 5 pièges de notation qui faussent une grille
Tout le monde parle des erreurs de celui qui appelle. Perso, je trouve que celles de celui qui note font plus de dégâts, parce qu'elles se répètent sur toute l'équipe.
- Noter le résultat au lieu de l'appel. Rendez-vous pris, bonne note. C'est comme ça que tu récompenses la chance et que tu punis le bon tri. Le critère 7 est là pour l'empêcher.
- L'effet de halo. Une belle accroche, et tu montes toutes les lignes suivantes d'un cran sans t'en rendre compte. Note chaque ligne sur son moment précis de la bande.
- Noter de mémoire. ❌ « Il a bien laissé parler le prospect. » ✅ « 0:30, il complète sa question au bout d'une seconde. » La deuxième se réécoute, la première se discute.
- Ne regarder que le total. 70 sur 100 avec un 0 au critère 3, ce n'est pas le même appel que 70 sans aucun 0. D'où les critères plancher.
- Prendre une grille de service client. Le sourire, la prise de congé, le script récité mot pour mot : tu obtiens des commerciaux très polis qui ne trient personne.
Une vérification à faire une fois : deux personnes notent le même appel, chacune de son côté. Plus de 15 points d'écart ? Ce n'est pas que l'un des deux note mal, c'est qu'une ligne est mal écrite. Réécris-la.
Je me suis fait avoir sur un de mes propres appels. Il y avait une démo au bout, donc je lui avais mis une très bonne note de tête. À la réécoute, je n'avais posé aucune question de tri : le prospect avait fait tout le travail, et moi j'avais juste eu de la chance. Depuis, je note avant de regarder s'il y a un rendez-vous.
Grille d'évaluation ou grille d'écoute : laquelle utiliser
| Pour quoi faire | Format | |
|---|---|---|
| Grille d'écoute | Le nom du service client pour le même objet, pensé pour l'appel entrant | Accueil, résolution, prise de congé |
| Grille de double écoute | L'écoute de la semaine : une consigne, un débrief de 15 minutes | 5 critères, atteint / partiel / non |
| Grille d'évaluation (celle de cette page) | La note complète d'un appel | 10 critères, sur 100 |
Donc non, 5 critères d'un côté et 10 de l'autre, ce n'est pas une contradiction. La grille courte de la double écoute téléphonique sert à faire progresser au quotidien. Celle-ci sert quand tu as besoin d'une note : l'auto-évaluation, le point du mois, le go ou no-go d'un nouveau à la fin de sa formation au phoning, ou deux scripts à comparer sur 10 appels chacun.
Combien d'appels évaluer, et qui note
Le commercial d'abord. Deux appels par semaine sur ses propres enregistrements : un bon, un raté. Le manager note ensuite les mêmes, et vous comparez. Les écarts entre vos deux grilles valent plus que les notes elles-mêmes.
On note des conversations, pas des appels composés. Un répondeur ne s'évalue pas. Et c'est là que le volume joue pour toi : plus de conversations avec des gens bien ciblés, c'est plus d'appels à noter, donc une progression plus rapide. Rien à voir avec appeler n'importe qui pour faire du chiffre.
Les outils de transcription te donnent les horodatages et le temps de parole sans rembobiner (le comparatif est dans les logiciels d'intelligence conversationnelle). Ils te font gagner du temps sur la mesure, pas sur le choix de la consigne. Et la note sur 100, suis-la dans le temps à côté de tes KPI de prospection téléphonique : c'est la courbe qui compte, pas un appel isolé.
Copie le tableau, note deux de tes appels cette semaine, garde une seule consigne. Le total te dira où tu en es, le bloc le plus bas te dira quoi travailler lundi. Les autres angles terrain sont rangés dans la catégorie stratégie de prospection téléphonique.
Questions fréquentes
Quels sont les critères d'évaluation d'un appel téléphonique ?
Pour un appel de prospection, dix critères rangés en quatre blocs : l'accroche et la permission (ouverture), la question problème, le silence et la reformulation (écoute), le traitement de l'objection, la proposition de créneau et le cas « pas la bonne personne » (sortie), la prochaine étape et le compte rendu (suite).
Comment faire une grille d'évaluation d'un appel téléphonique ?
Liste ce qui doit s'entendre dans un bon appel, dans l'ordre où ça arrive. Écris pour chaque ligne ce que vaut un 0, un 5 et un 10. Teste-la sur cinq enregistrements avec une deuxième personne, puis réécris les lignes où vous n'êtes pas d'accord.
Quelle différence entre une grille d'écoute et une grille d'évaluation ?
C'est le même objet sous deux noms. « Grille d'écoute » vient des centres d'appels et du service client, avec des critères d'appel entrant (accueil, résolution, prise de congé). « Grille d'évaluation » est le terme général. Pour de la prospection, les critères ne sont pas les mêmes : tu notes l'accroche, la question qui trie et la sortie.
Comment mettre cette grille d'évaluation dans Excel ?
Sélectionne le tableau dans la page, copie, colle dans une feuille : chaque colonne tombe dans la sienne. Ajoute une colonne « note » et la formule : points obtenus ÷ (10 × nombre de critères notés) × 100. Les critères notés NR ne comptent pas dans le diviseur.
Combien d'appels faut-il évaluer par commercial ?
Deux par semaine en auto-évaluation (un bon, un raté), et 3 à 5 conversations écoutées par le manager. Tous les jours pendant les deux premières semaines d'un nouveau. Tu notes des conversations, pas des appels composés : un répondeur ne s'évalue pas.