- Lusha en 30 secondes : mon verdict
- Lusha, c'est quoi exactement (et ce que ce n'est pas)
- Le prix de Lusha en 2026 : la grille réelle et le piège du per-seat
- Combien de numéros ton abonnement te paie vraiment
- Fiabilité des numéros en France : ce que valent les 80 % annoncés
- Lusha et le RGPD : l'affaire CNIL, et pourquoi le non-lieu ne te protège pas
- Les alternatives à Lusha selon ta cible
- Une fois que tu as les numéros : ce qui décide vraiment de tes RDV
- Questions fréquentes
Lusha, tu l'as sûrement vu tourner chez un collègue : un clic sur un profil LinkedIn, et l'email plus le numéro s'affichent dans la foulée. L'extension tourne chez 400 000 personnes, donc la question n'est pas de savoir si l'outil marche. La vraie question, quand tu prospectes en France, c'est : est-ce que les numéros tiennent la route sur TA cible, combien ça coûte une fois les crédits décomptés, et est-ce que tu peux appeler ces gens sans te mettre en tort ?
Un truc à poser tout de suite : Paradial ne vend pas de données. Nous, on fait l'outil qui APPELLE les numéros une fois que tu les as. Lusha n'est donc pas mon concurrent, je n'ai aucun intérêt à te le vendre ni à le démolir. Ce n'est pas le cas des trois pages qui rankent juste au-dessus de celle-ci, toutes écrites par des boîtes qui vendent, elles, de la donnée. 🙃
Ce que tu vas trouver :
- Le verdict en 30 secondes (pour qui c'est oui, pour qui c'est non)
- La grille de prix réelle 2026 et pourquoi tu vois 4 tarifs différents sur Google
- Combien de numéros appelables ton abonnement te paie vraiment
- Ce que valent les 80 % de fiabilité annoncés, sur des contacts français
- L'affaire CNIL et pourquoi le non-lieu ne te protège pas
Lusha en 30 secondes : mon verdict
| C'est quoi | Un email finder + phone finder, surtout utilisé via son extension Chrome |
| Pour qui | Ceux qui enrichissent des profils choisis un par un, plutôt US, UK ou DACH |
| Prix d'entrée | 49,90 $/mois par siège (37,45 $ en annuel), plan Free à 40 crédits |
| Point fort | La simplicité et la couverture anglo-saxonne, franchement solide |
| Point faible | Les mobiles français, le coût par numéro, et une facturation par siège |
Mon avis en une phrase : Lusha est un très bon enrichisseur si ta cible est anglo-saxonne et que tu enrichis au fil de l'eau, et un choix discutable si tu montes une machine de phoning sur des PME françaises. Note maison : 3,5/5, avec un gros écart selon le pays que tu appelles.
Lusha, c'est quoi exactement (et ce que ce n'est pas)
Le malentendu à lever d'entrée, parce qu'il coûte cher : Lusha n'est pas une base que tu filtres pour sortir 1 000 prospects d'un coup. Tu ne tapes pas « directeurs commerciaux, 50 à 200 salariés, Île-de-France » pour récupérer une liste. Lusha part d'une personne que tu as déjà identifiée ailleurs (Sales Navigator, un salon, un outil de ciblage) et te donne ses coordonnées.
Conséquence directe sur ton budget : Lusha suppose que tu payes déjà un outil de ciblage à côté. Ta ligne « données » n'est donc jamais celle affichée sur leur page de prix. Si tu en es à l'étape d'avant, constituer un fichier de prospection téléphonique te donne l'ordre des briques.
Côté chiffres : plus de 300 millions de profils annoncés, 400 000 utilisateurs de l'extension, 4,3/5 sur G2 avec plus de 1 500 avis... et 1,5/5 sur Trustpilot. Cet écart affole tout le monde et personne ne l'explique. Il est pourtant logique : G2 capte les gens qui parlent du produit (l'extension est bien fichue, ils mettent 4 ou 5), Trustpilot capte ceux qui parlent de la facturation (résiliation, renouvellement automatique, remboursement refusé, ils mettent 1). Les deux notes sont vraies, elles ne parlent pas de la même chose.
Ce que ça te dit en pratique : le risque avec Lusha n'est pas de te retrouver avec un mauvais produit, c'est de te retrouver avec un renouvellement que tu n'avais pas vu venir. Trois réflexes qui ne coûtent rien, à prendre le jour où tu souscris, pas le jour où tu veux partir :
- Pose la date anniversaire dans ton agenda, avec un rappel 10 jours avant. C'est le seul créneau où la décision t'appartient encore.
- Résilie par écrit et garde une trace : tu coupes le renouvellement depuis les réglages de facturation de ton compte, ET tu envoies un mail au support, du type « Je confirme l'arrêt de mon abonnement [plan] au [date], sans renouvellement. Merci de me confirmer par retour. » Puis capture d'écran de la confirmation. Un désabonnement que tu ne peux pas prouver n'existe pas.
- Commence en mensuel. L'annuel te fait gagner 25 %, et te retire ta seule porte de sortie pendant douze mois.
Le prix de Lusha en 2026 : la grille réelle et le piège du per-seat
| Plan | Mensuel | En annuel | Crédits / an | Sièges |
|---|---|---|---|---|
| Free | 0 $ | 0 $ | 40 crédits/mois | 1 |
| Starter | 49,90 $ | 37,45 $ | 4 800 | 1 |
| Pro | 69,90 $ | 52,45 $ | 7 200 | 2 |
| Premium | 399,90 $ | 299,95 $ | 40 800 | 5 |
| Scale | sur devis | sur devis | sur devis | illimité |
Trois pièges dans ce tableau, et il faut les nommer tous les trois.
C'est en dollars. Donc soumis au change, et hors TVA française. Le « 49,90 » que tu lis n'est pas ce que tu verras sur ton relevé.
C'est par siège. Deux SDR, tu doubles. Trois, tu triples. C'est le modèle qui fait exploser la note dès qu'une équipe grossit.
Les crédits sont annualisés. Afficher « 4 800 crédits » alors que ça fait 400 par mois, c'est un choix de présentation, pas un cadeau. Divise toujours par douze avant de te réjouir.
Et pourquoi tu vois quatre prix différents selon la page que tu ouvres ? Certaines citent le mensuel, d'autres l'annuel, d'autres des euros qui n'existent plus. Si tu tombes sur « Pro à 39 € », la page dort depuis deux ans.
Combien de numéros ton abonnement te paie vraiment
Voilà le calcul que personne ne fait, alors qu'il décide de tout. Chez Lusha : un email coûte 1 crédit, un numéro de téléphone en coûte 5, et un appel enregistré via Conversations monte à 8.
Reprends le Starter : 4 800 crédits par an, donc 400 par mois. Si tu ne prends que du téléphone, ça fait 80 numéros par mois. Quatre-vingts. Un commercial qui phone sérieusement brûle ça en une journée et demie. Sur le Pro : 600 crédits mensuels, soit 120 numéros... à partager entre deux sièges. Soixante numéros par personne et par mois.
- « 4 800 crédits » en Starter
- « 1 crédit = 1 contact »
- Un chiffre à quatre zéros
- Un abonnement à 49,90 $
- 400 crédits par mois
- 5 crédits pour UN numéro
- 80 numéros par mois
- Environ 0,62 $ le numéro, avant déchet
Garde ce ratio sous le coude : dans un outil qui facture à la donnée, le seul chiffre qui compte, c'est le nombre de conversations possibles par mois. Pas le nombre de crédits.
La formule à poser dans un coin de ton tableur, elle marche chez n'importe quel vendeur de données :
numéros par personne et par mois = crédits annoncés ÷ 12 ÷ coût d'un numéro en crédits ÷ nombre de sièges
Sur le Pro, ça donne 7 200 ÷ 12 ÷ 5 ÷ 2 = 60. Fais tourner la même ligne chez Kaspr, Cognism ou Apollo avant de comparer les prix affichés, sinon tu compares des étiquettes marketing, pas des conversations.
Fiabilité des numéros en France : ce que valent les 80 % annoncés
Lusha revendique plus de 80 % de précision sur les directs et les emails. Les tests indépendants trouvent plutôt 85 % de validité sur l'extension, donc la promesse tient... globalement. Le problème est dans le mot « globalement » : cette moyenne est portée par les US, le UK et le DACH, marchés où Lusha est excellent. Sur une PME française dont le dirigeant poste sur LinkedIn deux fois par an, c'est une autre histoire.
Un midi, j'ai ouvert le plan gratuit et cramé les 40 crédits d'un coup. Quarante crédits, ça fait huit numéros, pas un de plus. J'ai pris huit dirigeants de boîtes françaises entre 20 et 100 salariés, des gens que j'aurais vraiment appelés dans ma semaine. Trois numéros sur les huit m'ont sorti le standard du siège, un quatrième une ligne fixe de service. Quatre mobiles exploitables, un seul vrai décroché. Mes crédits gratuits étaient morts avant mon café.
Un standard, pour un commercial, ce n'est pas un demi-numéro : c'est un barrage de secrétaire à passer, donc une conversation en moins dans ta journée. Et ça change ton coût réel : si un numéro sur quatre ne mène nulle part, ton numéro utile passe de 0,62 $ à environ 0,83 $.
Le réflexe à prendre avant de sortir la carte :
- ❌ Prendre l'annuel direct parce que c'est 25 % moins cher, et tester ensuite.
- ✅ Prendre un mois, enrichir 30 contacts de TA cible (pas les 30 plus faciles, les vrais), appeler, et compter les mobiles qui sonnent.
Pourquoi dans cet ordre : la remise annuelle ne vaut rien si la couverture est mauvaise sur ton marché. Une heure de test bat dix articles d'avis, y compris celui-ci.
Le test, concrètement, tient en quatre étapes et une heure de ton temps :
- Sors 30 contacts vraiment représentatifs. Même filtre que ta prospection réelle (par exemple : dirigeants, 20 à 100 salariés, région Ouest, secteur industrie), et tu prends les 30 premiers de la liste sans trier. Le piège, c'est de choisir les profils LinkedIn les plus actifs : eux, tous les outils les trouvent.
- Enrichis les 30 et note tout dans un tableur, quatre colonnes :
Nom | Numéro | Type | Résultat. Dans Type tu écris mobile, fixe ou standard, à la tête du numéro (06 ou 07 = mobile, 01 à 05 = fixe, et si l'accueil te dit « Société Untel bonjour », c'est un standard, tu corriges la ligne). - Appelle les 30, sur deux créneaux différents (un le matin vers 9 h, un l'après-midi vers 17 h), et remplis Résultat avec un mot : décroché, répondeur, barrage, faux numéro.
- Regarde deux chiffres seulement : combien de mobiles directs sur 30, et combien de vraies conversations avec la bonne personne.
Mon seuil, celui à partir duquel je sors la carte : 20 mobiles directs sur 30. Entre 15 et 20, c'est jouable si le reste de l'offre te va et que tu acceptes de passer des barrages. En dessous de 15, tu payes surtout du standard, et tu le repayes une deuxième fois en minutes d'accueil.
Lusha et le RGPD : l'affaire CNIL, et pourquoi le non-lieu ne te protège pas
Là, on entre dans la partie que les trois pages du top 3 ne mentionnent nulle part. Et c'est quand même le genre d'info que tu aimerais avoir avant de brancher un outil sur ta prospection.
Les faits. La CNIL a établi que Lusha avait récupéré les numéros et emails professionnels de 1,5 million de Français sans leur consentement, via les carnets d'adresses aspirés par trois applications (Simpler, Mailbook et Cleaner Pro) disponibles en France jusqu'en août 2022. Le 20 décembre 2022, la formation restreinte a prononcé un non-lieu à sanction, contre l'avis de son propre rapporteur : Lusha Systems Inc. est une société américaine sans établissement dans l'Union européenne, donc le RGPD ne lui était pas applicable.
Et c'est là que je veux être très clair, parce que c'est le seul message qui compte pour toi : ce non-lieu protège Lusha, pas toi. Lusha s'en sort sur une question de territorialité. Toi, tu es une entreprise française qui traite des données de personnes françaises : tu es responsable de traitement, point. Ton registre, ton information des personnes au premier contact, ton intérêt légitime à démontrer, c'est ton dossier, pas le leur. Si la provenance de ta donnée ne tient pas, c'est chez toi que ça se règle.
Concrètement, informer, ça tient en une phrase au téléphone, à placer juste après ta présentation, pas à la fin : « Au passage, j'ai trouvé vos coordonnées via un outil de données professionnelles. Si vous préférez ne plus être contacté, dites-le moi et je vous sors de ma base. » Dix secondes, et tu es propre. Par mail, c'est la même chose en une ligne sous ta signature : « Vos coordonnées professionnelles proviennent d'un outil de données B2B. Répondez STOP et je vous retire de ma base. » Et le jour où quelqu'un te le demande, tu le fais pour de vrai : une colonne Ne plus contacter dans ton fichier, que tu exclus à chaque import. Le détail de ce qui est permis, je l'ai mis dans où trouver des numéros B2B légalement.
Les alternatives à Lusha selon ta cible
Pas de top 10 ici, ça ne sert personne. Un arbre de décision en cinq lignes :
| Ta situation | Regarde plutôt |
|---|---|
| Tu veux l'équivalent direct sur LinkedIn en France | Kaspr |
| Ta cible est une PME ou ETI française | Pharow |
| Le RGPD est un sujet contractuel chez toi | Cognism |
| Tu veux du tout-en-un (donnée + séquences) | Zeliq ou Apollo |
Et le protocole reste le même quel que soit le nom : la même liste de 30 contacts, passée dans deux ou trois outils en essai, un appel par numéro, trois colonnes à cocher (ça sonne / faux numéro / standard). Celui qui remplit le plus la première colonne sur TA cible a gagné. Et si aucun des trois ne dépasse 20 sur 30, arrête de chercher l'outil miracle : le problème est dans ton segment. Des patrons de TPE artisanales de 5 personnes ne sont dans aucune base, et là ta source de numéros, c'est Google Maps, les Pages Jaunes et le standard assumé. Tous nos avis outils sont regroupés dans la catégorie fichier de prospection.
Une fois que tu as les numéros : ce qui décide vraiment de tes RDV
La plupart des avis s'arrêtent au moment où le numéro s'affiche. Sauf que le fichier, c'est la moitié du sujet. Entre 100 numéros achetés et 5 rendez-vous pris, ce qui décide c'est ton taux de contact et le nombre d'appels que tu passes dans la journée.
Ce taux, tu le calcules en une minute à la fin de ta session : conversations avec la bonne personne ÷ numéros composés. Note les deux chiffres bruts sur un post-it pendant que tu appelles (un bâton par appel, un rond quand quelqu'un de pertinent décroche), et fais la division le soir. En dessous de 10 %, ce n'est pas ton script le problème, c'est ton fichier ou ton créneau d'appel.
En composition manuelle, un commercial tourne à 40 ou 50 appels par jour, dont 70 à 80 % de sonneries dans le vide, de répondeurs et de standards. Du temps mort pur, et c'est là que la donnée moyenne coûte le plus cher : chaque faux numéro, tu le payes plein pot en minutes et en énergie. Avec un parallel dialer, qui compose plusieurs lignes en même temps et ne te met en ligne que quand quelqu'un décroche, le déchet est absorbé par la machine. Tu ne l'entends même pas.
Et pour éviter le malentendu : ce volume ne sert pas à arroser la terre entière. On appelle des gens qualifiés en amont, choisis un par un, et le volume sert juste à filtrer vite parmi eux. Si ça ne matche pas au bout de deux minutes, on passe au suivant sans forcer. C'est ça, la force du volume : pouvoir lâcher un prospect tiède sans regret.
◆ Guide completProspection téléphonique : le guide complet de A à Z ›Mon verdict final : Lusha, oui si tu appelles surtout des anglo-saxons et que tu enrichis au fil de l'eau ; à tester très sérieusement avant de signer si ta cible est française, parce que 80 numéros par mois et un tiers de standards, ça ne fait pas une machine de prospection. Le meilleur fichier reste celui que tu as vérifié toi-même... sur 30 contacts, en une heure, avant de sortir la carte bleue. 😉
Questions fréquentes
Quel est le prix de Lusha en 2026 ?
Quatre plans payants, affichés en dollars et par siège : Starter à 49,90 $/mois (37,45 $ en annuel), Pro à 69,90 $/mois (52,45 $ en annuel), Premium à 399,90 $/mois, et Scale sur devis. Il existe aussi un plan Free à 40 crédits par mois. Si tu tombes sur une page française qui affiche encore « 39 € » ou « 79 € », c'est une grille périmée : ces montants ne correspondent à aucun plan actuel.
Combien de crédits coûte un numéro de téléphone sur Lusha ?
Un email coûte 1 crédit, un numéro de téléphone 5 crédits, et un appel enregistré via Conversations monte à 8. Le calcul que personne ne fait : le plan Starter donne 4 800 crédits par an, soit 400 par mois, soit 80 numéros de téléphone par mois si tu ne prends que du téléphone. Moins de deux jours de phoning sérieux.
Les numéros de téléphone de Lusha sont-ils fiables en France ?
Lusha annonce plus de 80 % de précision, les tests indépendants tournent autour de 85 % de validité sur l'extension. Sauf que cette moyenne est tirée par les US, le UK et le DACH. Sur des PME françaises et des profils peu actifs sur LinkedIn, c'est nettement plus mou, et tu récupères souvent un standard ou une ligne fixe de siège là où tu voulais un mobile. Teste sur 30 contacts de TA cible avant de signer.
Lusha est-il conforme au RGPD ?
La CNIL a établi que Lusha avait récupéré les numéros et emails professionnels de 1,5 million de Français sans leur consentement, puis a prononcé un non-lieu à sanction le 20 décembre 2022, au motif que la société est américaine et n'a pas d'établissement dans l'UE. Le point à retenir : ce non-lieu protège Lusha, pas toi. Toi, tu restes responsable de traitement en France, avec ton registre et ton information des personnes au premier contact.
Quelle est la meilleure alternative à Lusha en France ?
Ça dépend de ta cible. Kaspr est l'équivalent le plus direct sur le marché français, Pharow est meilleur si tu veux cibler des PME et ETI françaises, Cognism si le RGPD est un sujet contractuel chez toi (mobiles vérifiés à la main, budget en conséquence), Zeliq ou Apollo si tu veux du tout-en-un. Le vrai juge de paix reste le même : la même liste de 30 contacts passée dans chaque outil.