- Relance client et relance prospect, c'est pas le même match
- Avant de décrocher : les 3 minutes de préparation qui sauvent l'appel
- La trame d'un appel de relance client en 5 étapes
- Relance commerciale : 4 scripts mot à mot
- Relance facture impayée : le script complet et le bon timing
- Ce que le client va te répondre (et quoi dire)
- Après l'appel : la trace écrite et le suivi
- Questions fréquentes
Le devis est parti il y a dix jours. Silence. Ou pire : la facture est échue depuis trois semaines, et chaque matin tu te dis « allez, aujourd'hui je l'appelle »... et chaque soir elle est toujours là. 🙃
Ça te parle ? Alors on règle ça ensemble : la trame d'un appel de relance client qui ne braque personne, les scripts mot à mot (devis, client dormant, facture impayée) et le bon timing. Garde la page ouverte, tout est copiable.
Ce que tu vas trouver :
- La différence relance client / relance prospect (deux articles différents chez nous)
- La trame en 5 étapes d'un appel de relance qui ne braque pas
- 4 scripts commerciaux mot à mot : devis, client dormant, après RDV, renouvellement
- Le script facture impayée complet, avec le calendrier
- Les réponses aux objections du client... et la trace écrite après l'appel
Relance client et relance prospect, c'est pas le même match
Première chose à clarifier, parce que la moitié des articles sur le sujet mélangent tout. Là, on parle de relancer un client : quelqu'un avec qui la relation existe déjà. Un devis émis, un contrat en cours, une facture envoyée. Si tu cherches plutôt à relancer un prospect qui n'a jamais répondu, ça se joue autrement, et j'y ai consacré un article entier avec un plan daté de J0 à J+20.
La posture change du tout au tout. Face à un prospect, tu demandes une chance. Face à un client, tu entretiens une relation déjà qualifiée : il te connaît, il a déjà dit oui au moins une fois, tu as un historique. Perso, je trouve que c'est l'appel le plus rentable de toute la prospection... et paradoxalement celui qu'on repousse le plus, par peur d'abîmer la relation.
Cette relance client se joue sur deux terrains : la relance commerciale (devis qui traîne, client dormant, suite de rendez-vous) et la facture impayée. On fait les deux. Trame d'abord, scripts ensuite.
Avant de décrocher : les 3 minutes de préparation qui sauvent l'appel
Un appel de relance client raté, dans 90 % des cas, c'est un appel pas préparé. Trois minutes suffisent :
- Le dossier sous les yeux. Historique, devis ou facture concernée, montant exact, échéance. Rien de pire qu'un « attendez, je retrouve votre dossier » en pleine relance.
- UN objectif d'appel, un seul. Une date de décision, une date de règlement, un rendez-vous recalé. Si tu ne sais pas ce que tu veux à la fin de l'appel, le client ne le saura pas non plus.
- Le bon interlocuteur. Pour un impayé, ton contact commercial n'est souvent pas celui qui paie : vise la comptabilité pour le circuit, le décideur si ça bloque vraiment.
La trame d'un appel de relance client en 5 étapes
Peu importe le scénario, la mécanique reste la même :
| Étape | Ce que tu fais | Exemple |
|---|---|---|
| 1. Ouverture courtoise | Tu te présentes, tu vérifies que tu tombes bien | « Bonjour [Prénom], c'est [Toi] de [ta boîte]. Je vous dérange ? » |
| 2. Rappel factuel | Le contexte en UNE phrase, sans jugement | « Je vous appelle au sujet du devis envoyé le 12. » |
| 3. Question ouverte | Tu écoutes AVANT de pousser | « Où en êtes-vous de votre côté ? » |
| 4. Traitement | Tu réponds à ce qu'il dit vraiment | « Un doute sur le budget ? Dites-le moi, on regarde ensemble. » (les 5 cas plus bas) |
| 5. Engagement daté | Une date, un montant, une reformulation | « Donc on se dit réponse vendredi, c'est noté. » |
L'étape qui change tout, c'est la 3. La plupart des relances ratent parce qu'elles sautent de « bonjour » à « alors ? », et le client se sent coincé. Regarde la différence :
- « Vous n'avez pas donné suite à mon devis... »
- Le client se justifie, se ferme
- Tu pousses ta deadline à toi
- Ça finit sur un « on vous rappelle » flou
- La relation prend un coup
- « Où en êtes-vous sur le devis ? »
- Le client explique, tu apprends la vraie raison
- Tu découvres SA contrainte à lui
- Ça finit sur une date posée à deux
- La relation sort renforcée de l'appel
Et l'étape 5 est non négociable : un appel de relance sans engagement daté est un appel à refaire. « On vous tient au courant » n'est pas une fin d'appel. « Réponse vendredi » en est une.
Relance commerciale : 4 scripts mot à mot
Adapte les crochets, garde des phrases courtes. Une relance, c'est 30 secondes d'intro, pas un re-pitch.
1. Le devis en attente chez un client existant
« Bonjour [Prénom], c'est [Toi]. Je vous appelle au sujet du devis sur [projet], envoyé le [date]. Avant tout : est-ce qu'il correspond bien à ce qu'on s'était dit ? S'il y a un point qui coince, budget compris, dites-le moi franchement, on ajuste. »
Tu n'exiges pas une signature, tu ouvres la porte à l'objection cachée. C'est elle qui bloque, pas l'agenda. Si répondeur : « [Prénom], c'est [Toi], au sujet du devis [projet]. Rien d'urgent, je retente demain matin. »
2. Le client dormant (réactivation)
« [Prénom], bonjour ! [Toi] de [ta boîte]. Ça fait [durée] qu'on n'a pas travaillé ensemble, et je pensais à vous parce que [raison concrète : nouveauté, actu de sa boîte, saison]. Comment ça se passe sur [le sujet qu'on gérait] depuis ? »
La raison concrète est obligatoire. « Je prenais des nouvelles » sonne creux ; « on a sorti X et j'ai pensé à votre problème de Y » sonne vrai.
3. Après un rendez-vous ou une démo
« Bonjour [Prénom], c'est [Toi]. Suite à notre échange de [jour], vous deviez [ce qui était convenu : en parler en interne, tester, revenir vers moi]. Où est-ce que ça en est ? S'il manque un élément pour avancer, dites-le moi, je vous le prépare. »
Tu relances sur SON engagement, pas sur ton envie de vendre. Nuance énorme.
4. Renouvellement ou montée en gamme
« [Prénom], bonjour ! Votre [contrat/abonnement] arrive à échéance le [date], et je voulais qu'on en parle avant, pas la veille. Sur l'année écoulée, qu'est-ce qui a bien marché pour vous... et qu'est-ce qui a manqué ? »
La deuxième question fait tout le boulot : elle te dit s'il faut sécuriser le renouvellement ou proposer le cran au-dessus.
◆ Catégorie · ScriptsTous les scripts : accroche, barrage secrétaire, prise de RDV, relance ›Relance facture impayée : le script complet et le bon timing
Ma toute première facture impayée, je l'ai laissée pourrir presque un mois. Je me racontais que le virement allait tomber tout seul, qu'appeler ferait « radin »... Quand j'ai fini par composer le numéro, la gorge serrée, le gars m'a sorti : « ah mince, elle est passée à la trappe, je fais le virement ce soir. » Payé le lendemain. Un mois de stress pour 90 secondes d'appel. 🤦
Retiens ça : un impayé, c'est d'abord un oubli ou un blocage interne, très rarement une guerre. D'où le ton des scripts : factuel, courtois, une porte de sortie à chaque phrase.
Le calendrier qui marche :
- Avant l'échéance (appel de courtoisie) : « Je voulais vérifier que la facture [n°] vous est bien parvenue et que tout est en ordre pour le règlement du [date]. » Deux minutes qui désamorcent la plupart des retards.
- J+3 après l'échéance :
« Bonjour [Prénom], c'est [Toi] de [ta boîte]. Je vous appelle au sujet de la facture [n°], d'un montant de [montant], arrivée à échéance le [date]. L'avez-vous bien reçue ? ... Parfait. Est-ce qu'il y a un point qui bloque le règlement de votre côté ? »
- J+10, deuxième relance :
« [Prénom], bonjour. Nous nous étions parlé le [date du 1er appel], et le règlement de la facture [n°] devait intervenir le [date convenue]. Je ne l'ai pas encore reçu. Concrètement, quel jour puis-je compter dessus ? ... Le [date], très bien, je le note et je vous envoie un email de confirmation. »
- Après deux appels sans effet : l'écrit. Email de rappel formel, puis courrier. Le téléphone a fait son travail.
Et si le client conteste la facture ? Ne te bats pas sur le paiement, bascule sur la contestation : « dites-moi précisément ce qui pose problème sur cette facture, on le règle, et on cale le règlement dans la foulée. » Tant que le litige vit, la facture dort.
Un mot sur le cadre : deux relances téléphoniques espacées, c'est bien ; dix appels en une semaine, c'est non. Des appels répétés et insistants peuvent être qualifiés de harcèlement, et c'est pénalement répréhensible. Moi je pense que c'est de toute façon contre-productif : chaque appel doit se conclure par un engagement daté, sinon en rajouter ne sert à rien.
Ce que le client va te répondre (et quoi dire)
Les cinq réponses que tu vas entendre en boucle :
- « J'ai pas eu le temps de regarder. » Ne raccroche pas sur un « je vous laisse regarder ». Propose : « je vous fais le tour en 3 minutes maintenant, ou je vous rappelle jeudi 11h ? »
- « On a un souci avec la presta. » Jackpot déguisé : il te le dit enfin. Creuse : « racontez-moi, qu'est-ce qui s'est mal passé exactement ? », note tout, et termine par « je reviens vers vous avec une solution d'ici [date] ». Un problème traité vite ressoude un client mieux qu'un an sans vague.
- « Je règle à la fin du mois. » Transforme le vague en précis : « donc le [date exacte] ? Je le note et je vous envoie une confirmation. »
- « C'est pas moi qui gère ça. » Récupère le bon interlocuteur AVANT de raccrocher : « pas de souci. Qui s'en occupe chez vous ? Vous auriez son nom et sa ligne directe, que je ne repasse pas par le standard ? »
- Le silence gêné. Nomme-le, calmement : « je sens que c'est pas simple d'en parler... qu'est-ce qui a changé de votre côté ? » C'est là que sort la vraie raison.
Pour la mécanique complète (creuser, reformuler, répondre sans s'écraser), tout est dans traiter les objections au téléphone.
Après l'appel : la trace écrite et le suivi
L'appel est fini, le client s'est engagé sur une date. Il reste trois gestes, et c'est là que la plupart des relances meurent :
- L'email récap dans l'heure. Trois lignes : ce qui a été convenu, le montant, la date. Modèle : « Bonjour [Prénom], merci pour notre échange. Comme convenu, je note le règlement de la facture n°[X] ([montant]) pour le [date]. Bonne journée ! » Ça engage le client, et sur un impayé, cette trace peut valoir preuve.
- La note dans le CRM. Date, contenu, engagement obtenu. Dans trois semaines, quand le client te sortira « on ne s'était pas dit ça », cette note fera la différence.
- La relance suivante programmée avant de passer à autre chose. Le client a dit vendredi ? Le rappel du lundi matin se cale maintenant, pas « quand tu y penseras ».
Et j'assume complètement ce point de vue : les relances qui tombent à l'eau, ce n'est presque jamais un problème de courage, c'est un problème de système. On oublie parce que les engagements vivent dans dix endroits différents et qu'aucun outil ne sonne le jour J. Un dialer avec rappels programmés et historique par contact règle ça mécaniquement : la relance part le bon jour, avec tout le contexte sous les yeux. C'est l'esprit Paradial : pas plus d'appels au hasard, les bons appels au bon moment, sur des gens qu'on connaît.
◆ Guide completProspection téléphonique : la méthode complète, du premier appel à la relance ›Bref : prépare tes 3 minutes, ouvre par une question plutôt qu'un reproche, verrouille une date à chaque appel, et envoie ton récap. Fais ça et la relance client arrête d'être le truc que tu repousses... pour devenir l'appel le plus rentable de ta semaine. 📞
Questions fréquentes
Comment relancer un client par téléphone sans le braquer ?
Commence par une question ouverte, pas par un reproche. « Où en êtes-vous sur le devis ? » passe cent fois mieux que « vous ne m'avez pas répondu ». Rappelle le contexte en une phrase factuelle, puis écoute. Le client a presque toujours une raison (débordé, doute, circuit de validation) : ton boulot, c'est de la faire sortir, pas de le culpabiliser.
Quand faire une relance téléphonique pour une facture impayée ?
Idéalement, un appel de courtoisie quelques jours AVANT l'échéance pour vérifier que tout est en ordre. Ensuite : premier appel vers J+3 après l'échéance (sur le ton du « l'avez-vous bien reçue ? »), deuxième appel vers J+10 avec demande d'une date d'engagement précise. Après deux relances téléphoniques restées sans effet, passe à l'écrit.
Combien de fois peut-on relancer un client par téléphone ?
Deux appels espacés d'environ une semaine suffisent dans la grande majorité des cas, avant de basculer sur l'écrit (email, puis courrier). Multiplier les appels au delà, c'est contre-productif... et des appels répétés et insistants peuvent être qualifiés de harcèlement, ce qui est pénalement répréhensible. Peu mais bien, avec un engagement daté à chaque appel.
Que dire à un client qui ne paie pas sa facture ?
Reste factuel et laisse-lui une porte de sortie : « je vous appelle au sujet de la facture n°X de tel montant, échue le tant... l'avez-vous bien reçue ? ». Neuf fois sur dix c'est un oubli ou un blocage interne. S'il confirme, verrouille une date : « je note donc un règlement pour vendredi, c'est bien ça ? ». Et s'il conteste la facture, traite la contestation d'abord : tant qu'elle n'est pas réglée, il ne paiera pas.
Faut-il envoyer un email après un appel de relance client ?
Oui, systématiquement, dans l'heure. Trois lignes qui reprennent ce qui a été convenu : quoi, quel montant, quelle date. Ça évite le « on ne s'était pas dit ça », ça engage le client bien plus qu'une parole en l'air... et en cas de litige sur un impayé, cette trace écrite vaut de l'or.