- Le script de vente par téléphone, joué de bout en bout (à copier)
- Vendre en un appel ou poser un second rendez-vous : la règle avant de décrocher
- Réécoute, moment 1 : les vingt premières secondes, tu ne te présentes pas, tu poses une question
- Moment 2 : deux questions, pas un interrogatoire BANT
- Moment 3 : l'offre en deux phrases, puis tu te tais
- Moment 4 : le prix à voix haute, et le silence qui suit
- Moment 5 : la prise de commande, mot pour mot
- Le oui qui n'en est pas un : le repérer avant de raccrocher
- Un script de vente, ça se juge sur combien d'appels
- Questions fréquentes
Sophie a demandé un tarif hier soir sur le site. Tu la rappelles ce matin, et tu raccroches avec la commande. Voilà l'appel, joué de bout en bout, à copier tel quel. Ensuite on remet la bande au début et on l'arrête à cinq endroits, comme en double écoute, pour voir ce qui bascule à chaque fois.
Le script de vente par téléphone, joué de bout en bout (à copier)
Le cas : Planote, un planning d'équipe partagé à 39 euros par mois, vendu à Sophie, gérante d'une agence de huit personnes, qui a rempli le formulaire « demander un tarif » hier à 19 h. Tu remplaces trois choses et rien d'autre : le produit (Planote et ce qu'il fait), le prix (39 euros) et le prénom (Sophie). Tout le reste se dit tel quel. 🔖
Toi : « Bonjour Sophie, c'est Paul, de Planote. Vous avez demandé notre tarif hier soir sur le site, je vous rappelle pour ça. J'ai une petite question avant de vous le donner, vous avez deux minutes ? »
Sophie : « Oui, allez-y. »
Toi : « Aujourd'hui, le planning de vos huit personnes, vous le faites comment ? »
Sophie : « Sur un Google Sheet. Que je refais tous les lundis matin parce que personne ne le met à jour. »
Toi : « D'accord. Et si l'outil vous convient, c'est vous qui décidez, ou il y a quelqu'un d'autre à mettre dans la boucle ? »
Sophie : « Non, c'est moi. »
Toi : « Alors Planote, c'est votre planning partagé, que chacun met à jour depuis son téléphone, et vous voyez les trous de la semaine sans refaire le tableau. Pour huit personnes, ça remplace le Sheet du lundi matin. C'est 39 euros par mois pour toute l'équipe, sans engagement, vous arrêtez quand vous voulez. »
(Silence. Tu ne dis rien. C'est elle qui parle.)
Sophie : « D'accord. Et ça se met en place comment ? »
Toi : « Vous rentrez vos huit prénoms, ça prend dix minutes, et le planning est en ligne. Je peux le faire avec vous. Je récapitule : Planote pour votre équipe de huit, 39 euros par mois, sans engagement, vous arrêtez d'un clic. On part là-dessus ? »
Sophie : « Oui, on part là-dessus. »
Toi : « Parfait. Je vous envoie le mail de confirmation pendant qu'on est en ligne… Vous le voyez arriver ? Il y a le lien pour créer votre compte et saisir le paiement, ça prend une minute. »
Sophie : « Oui, je l'ai. »
Toi : « Super. Pour rentrer les prénoms, je vous propose jeudi 9 h, quinze minutes en écran partagé, comme ça lundi votre planning est déjà dedans. Jeudi 9 h, ça vous va ? »
Sophie : « Jeudi 9 h, c'est bon. »
Toi : « C'est noté, l'invitation arrive dans la minute. Bonne journée Sophie. »
Fin de l'appel : six minutes, une commande, un rendez-vous daté.
Les trois objections, rejouées après le prix
Même appel, même silence après « 39 euros par mois ». Le plus souvent, c'est l'une de ces trois phrases qui arrive.
« C'est trop cher. »
Sophie : « Hmm, 39 euros par mois, c'est un peu cher pour un planning. »
Toi : « Je comprends. Le lundi matin, refaire le tableau, ça vous prend combien de temps ? »
Sophie : « Une bonne heure. »
Toi : « Une heure de gérante par semaine, sur le mois, ça fait quatre heures. Je ne vais pas vous dire que 39 euros c'est donné. Je vous propose de tester un mois, et le mois prochain vous me dites si les quatre heures valaient le coup. On part là-dessus ? »
« Je vais réfléchir. »
Sophie : « Je vais réfléchir et je reviens vers vous. »
Toi : « Bien sûr. Vous réfléchissez à quoi, précisément : au prix, ou à savoir si l'équipe va vraiment s'en servir ? »
Sophie : « Si l'équipe va s'en servir, surtout. »
Toi : « Ça, réfléchir ne vous le dira pas, seul le mois d'essai le dira. S'ils ne mettent rien à jour, vous arrêtez, il n'y a pas d'engagement. On lance le mois ? »
Sophie : « Laissez-moi quand même y réfléchir. »
Toi : « Pas de souci. Alors je vous rappelle, moi, jeudi à 9 h, deux minutes, pour avoir votre réponse. Jeudi 9 h, ça vous va ? »
« Envoyez-moi une plaquette. »
Sophie : « Envoyez-moi une plaquette, je regarderai ça. »
Toi : « Je peux. Mais franchement, la plaquette dit ce que je viens de vous dire en deux phrases, et elle finira sous les autres mails. Qu'est-ce qui vous manque pour décider, là, maintenant ? »
Sophie : « Je voudrais voir à quoi ça ressemble. »
Toi : « Ça, c'est dix minutes en écran partagé, pas une plaquette. Jeudi 9 h, je vous montre votre planning dedans, avec vos vrais prénoms, et vous décidez à la fin. Jeudi 9 h ? »
Garde ce bloc à côté de ton écran. La suite, c'est la réécoute : pourquoi chaque phrase est là, et ce qui se passe quand tu l'enlèves.
Vendre en un appel ou poser un second rendez-vous : la règle avant de décrocher
Avant la réécoute, une chose que je préfère te dire en face. Chez Paradial, le but d'un premier appel à froid, ce n'est pas la vente. C'est le second rendez-vous. Ma phrase pour finir un cold call, c'est celle-là : « Écoutez, plutôt que de tout vous expliquer maintenant, on se cale 20 minutes jeudi, 16 h par exemple, c'est possible pour vous ? » Là-dessus, je rejoins ce que technique-de-vente.com écrit noir sur blanc : l'appel de prospection vise un rendez-vous, pas une vente directe.
Alors pourquoi un script de vente où la commande est prise au téléphone ? Parce qu'il existe trois cas, et seulement trois, où la vente en un appel tient debout :
- Le petit ticket : un abonnement mensuel qu'on peut arrêter d'un clic. Le prospect ne prend pas de risque, il n'a pas besoin d'une nuit pour y penser.
- Le client existant : un renouvellement, une option en plus. Il te connaît, il connaît le produit, la seule question c'est oui ou non.
- Le rappel entrant : quelqu'un a demandé un tarif, une démo, un rappel. C'est lui qui a ouvert la porte, tu ne forces rien en entrant.
Le script au-dessus coche deux cases sur trois : petit ticket, rappel entrant. C'est le cas le plus honnête de la vente en un appel, et c'est pour ça que je l'ai choisi.
Hors de ces trois cas, pousser la signature au premier appel, c'est forcer un oui. Et un oui forcé, c'est un report qui ne s'est pas encore annoncé : il devient « finalement, on a mis ça en pause » dix jours plus tard. Pour un cold call pur, où tu appelles quelqu'un de ciblé qui ne te connaît pas, prends plutôt le script de prise de rendez-vous téléphonique : tu vends vingt minutes dans un agenda, pas le produit.
- Petit ticket, abonnement sans engagement
- Client existant : renouvellement, option en plus
- Rappel entrant : il a demandé un tarif
- La commande se prend en ligne, mail envoyé pendant l'appel
- Cold call pur, il ne te connaît pas
- Un ticket qui engage l'équipe ou le budget de l'année
- Plusieurs décideurs dans la boucle
- Le premier appel vend 20 minutes, le second vend le produit
Dans les deux cas, la vision ne change pas : tu appelles des gens ciblés en amont, le téléphone pré-qualifie vite, et si ça ne colle pas, tu passes au suivant sans forcer. Le volume filtre, il ne harcèle pas.
Guide completProspection téléphonique : le guide complet de A à Z›Réécoute, moment 1 : les vingt premières secondes, tu ne te présentes pas, tu poses une question
Bande au début. Première phrase de l'appel. Ce que j'entends dans la plupart des scripts de télévente :
❌ « Bonjour madame, je suis Paul, chargé de clientèle chez Planote, nous sommes une solution de gestion de planning pour les PME, et je vous appelle suite à votre demande de tarif sur notre site afin de vous présenter notre offre. »
Vingt-cinq secondes. Sophie n'a rien demandé de tout ça, elle a demandé un prix. Et pendant que tu récites ton poste et ton pitch, elle cherche déjà comment raccrocher.
✅ « Bonjour Sophie, c'est Paul, de Planote. Vous avez demandé notre tarif hier soir sur le site, je vous rappelle pour ça. J'ai une petite question avant de vous le donner, vous avez deux minutes ? »
C'est l'ouverture que je donne dans ma vidéo sur la peur d'appeler, adaptée au rappel : « Bonjour Marc, c'est Paul. J'ai vu que vous étiez [poste] chez [boîte] et j'aurais aimé vous poser une petite question à ce sujet. » Pas de « je m'appelle », pas de « je travaille chez », pas de présentation de la boîte. Ton prénom, le sien, la raison de l'appel en une phrase, et une petite question. Neuf fois sur dix, la réponse c'est « allez-y ».
Sur un rappel, tu as un avantage énorme sur le cold call : la raison de l'appel, c'est elle qui te l'a donnée. Dis-la telle quelle, « vous avez demandé notre tarif hier soir ». Elle ne peut pas faire semblant de ne pas savoir pourquoi tu appelles.
Et pourquoi une question avant le prix, alors qu'elle l'a demandé ? Parce qu'un prix sans contexte, c'est un chiffre nu. 39 euros face à un Google Sheet gratuit, c'est cher. 39 euros face à une heure de gérante tous les lundis, c'est autre chose. La question sert à ça : savoir à quoi elle va comparer ton prix, avant de le dire.
Moment 2 : deux questions, pas un interrogatoire BANT
Bande arrêtée sur « vous le faites comment ? ». Le PDF de nocrm qui sort dans les premiers résultats Google pose quatre questions BANT ici : budget, décideur, besoin, délai. Sur un cycle long, pourquoi pas. Sur un rappel de six minutes pour un abonnement à 39 euros, quatre questions, c'est un formulaire lu à voix haute, et Sophie le sent.
Deux suffisent, et elles sont prêtes à dire :
- L'usage : « Aujourd'hui, le planning de vos huit personnes, vous le faites comment ? » Sa réponse te donne les mots de ton offre. Elle dit « Sheet », « lundi », « personne ne le met à jour » : ton offre va reprendre ces trois mots, pas ta plaquette.
- La décision : « Si l'outil vous convient, c'est vous qui décidez, ou il y a quelqu'un d'autre à mettre dans la boucle ? » Si la réponse est « il faut que j'en parle à mon associé », le « on part là-dessus ? » de la fin n'a aucune chance, et tu changes de script : tu poses un rendez-vous à trois.
Le budget, tu ne le demandes pas : elle a demandé un tarif, elle a un chiffre en tête, tu vas lui donner le tien. Le délai, tu ne le demandes pas non plus : elle a rempli un formulaire hier soir à 19 h, le délai c'est maintenant.
❌ « Quel est votre budget mensuel pour ce type d'outil ? »
✅ « Aujourd'hui, vous le faites comment ? »
La première la met en position de négocier avant même d'avoir entendu ton prix. La seconde la fait parler de son lundi matin. Et quelqu'un qui te raconte son lundi matin, c'est quelqu'un qui est encore en ligne dans deux minutes.
Moment 3 : l'offre en deux phrases, puis tu te tais
Il m'avait écrit « oui, vas-y » par message, alors j'ai appelé et j'ai tout déroulé : Paradial, le parallel dialer, les lignes, la détection de répondeur. À trente secondes, j'ai entendu le clavier derrière. Il tapait. Ça s'est fini sur « envoyez-moi une plaquette », et la plaquette, personne ne l'a jamais ouverte.
Depuis, ma règle pour l'offre, c'est deux phrases et une question. Pas trois. Pas « et en plus ».
- Phrase 1 : ce que ça fait pour elle, avec ses mots. « Planote, c'est votre planning partagé, que chacun met à jour depuis son téléphone, et vous voyez les trous de la semaine sans refaire le tableau. » Tu reprends « mettre à jour » et « le tableau », qu'elle vient de dire.
- Phrase 2 : ce que ça remplace. « Pour huit personnes, ça remplace le Sheet du lundi matin. » Son problème a un nom, le Sheet du lundi, et ton offre porte le même.
- Puis la question de l'appel, le prix. Le reste, les intégrations, l'appli, les exports, tu le gardes pour l'écran partagé de jeudi.
❌ « Planote vous permet de gérer vos plannings, vos congés, vos absences, avec des notifications, une appli mobile, un export Excel, une synchronisation avec votre agenda, et en plus… »
✅ Deux phrases, le prix, silence.
Pourquoi ça marche : chaque fonctionnalité en plus, c'est une raison en plus de réfléchir. Elle a un problème, le Sheet du lundi. Tu lui donnes une solution à ce problème-là. Le reste, elle le découvrira en l'utilisant.
Moment 4 : le prix à voix haute, et le silence qui suit
C'est le moment qu'aucune des pages que j'ai lues sur le sujet ne traite. Elles déroulent un script complet et s'arrêtent avant le chiffre, ou elles ne parlent du prix que quand il devient une objection. Pourtant c'est là que l'appel se gagne ou se perd, et c'est le moment le plus simple à réussir, parce que la consigne tient en trois mots : tu te tais.
La phrase de prix, c'est une phrase, dite au même rythme que le reste :
« C'est 39 euros par mois pour toute l'équipe, sans engagement, vous arrêtez quand vous voulez. »
Le chiffre, l'unité, le périmètre, la porte de sortie. Point. Et après le point, rien. Pas « mais », pas « après, c'est négociable », pas « je sais que ça peut paraître ». Tu comptes jusqu'à trois dans ta tête si tu as besoin d'un truc à faire.
❌ « Alors le tarif, c'est, euh, normalement c'est 49, mais là on a une offre, donc pour vous ce serait plutôt 39, enfin ça dépend du nombre d'utilisateurs, mais bon on peut s'arranger… »
✅ « C'est 39 euros par mois pour toute l'équipe, sans engagement. » Silence.
Le premier dit à Sophie que ton prix n'est pas ton prix. Elle va négocier, et c'est toi qui l'y invites. Le second dit un chiffre et attend. Ce qui sort du silence, c'est de l'information gratuite : « d'accord, et ça se met en place comment ? », tu es dans la commande. « C'est un peu cher », tu es dans l'objection, et tu sais laquelle.
Si c'est l'objection, tu l'as vue rejouée dans le script : une question sur son lundi, un calcul à voix haute, un mois d'essai. Les autres variantes de réponse, selon qu'elle compare à un concurrent, à son budget ou à rien du tout, sont dans l'objection « c'est trop cher ».
Moment 5 : la prise de commande, mot pour mot
Bande arrêtée sur « je récapitule ». Les scripts que tu trouves ailleurs s'arrêtent ici sur « on se cale un créneau » ou « je vous envoie tout ça par mail ». Un script de vente, c'est le contraire : c'est là qu'il commence à valoir quelque chose. Quatre gestes, dans l'ordre, aucun ne saute.
1. Le récap, à voix haute. « Je récapitule : Planote pour votre équipe de huit, 39 euros par mois, sans engagement, vous arrêtez d'un clic. » Trois éléments : quoi, combien, comment on arrête. Pas plus. Le récap n'est pas là pour répéter l'offre, il est là pour qu'elle entende ce à quoi elle va dire oui.
2. La question, une seule, fermée. « On part là-dessus ? » Et tu te tais, encore. Pas « on part là-dessus, ou vous préférez qu'on en reparle la semaine prochaine ? », tu viens de lui ouvrir la porte du report toi-même. Une question, un oui ou un non. Si tu veux d'autres formulations selon le ton de l'appel, elles sont dans les techniques de closing, mais garde celle-là en première intention : elle est courte et elle sonne comme la suite logique de la conversation, pas comme une signature.
3. Le mail pendant l'appel. « Je vous envoie le mail de confirmation pendant qu'on est en ligne… Vous le voyez arriver ? » Ce « vous le voyez arriver ? » est la phrase la plus importante de la fin d'appel. Un mail envoyé après que tu as raccroché, c'est une plaquette : il arrive entre deux autres, il attendra. Un mail ouvert pendant que tu es en ligne, c'est un compte créé avant que tu raccroches. Le lien de paiement est dedans, elle clique, tu attends, tu dis « c'est bon, je le vois de mon côté ».
4. Le premier contact, daté. « Jeudi 9 h, quinze minutes, ça vous va ? » Pas « je vous recontacte pour la mise en place », qui veut dire jamais. Un jour, une heure, une durée. Elle raccroche avec quelque chose dans son agenda, et un abonnement qui a un rendez-vous dans l'agenda ne se résilie pas le lendemain.
❌ « Parfait, je vous envoie tout ça par mail et vous me dites ce que vous en pensez. »
✅ « Je vous envoie le mail pendant qu'on est en ligne… vous le voyez arriver ? Pour rentrer les prénoms, jeudi 9 h, ça vous va ? »
Le premier raccroche sans commande, avec un mail qui part dans le vide. Le second raccroche avec un compte créé et un jeudi matin pris.
Le oui qui n'en est pas un : le repérer avant de raccrocher
Il y a un oui qui fait plaisir pendant trente secondes et qui coûte une relance, puis deux, puis un mail « je me permets de revenir vers vous ». Tu le connais :
- « Oui, envoyez-moi ça, je regarde. »
- « Oui, c'est intéressant, je reviens vers vous. »
- « Oui oui, je regarde avec mon associé et on vous dit. »
Ce ne sont pas des oui. Ce sont des reports polis. Mon test, avant de raccrocher, tient en une question : est-ce qu'il y a une date, ou une action faite pendant l'appel ? Un compte créé, un mail ouvert devant toi, un jeudi 9 h dans l'agenda. Si la réponse est non, tu n'as rien vendu, quoi qu'elle ait dit.
Et ça se règle au téléphone, pas dans une relance la semaine d'après.
❌ « Super, je vous envoie ça, et je vous rappelle la semaine prochaine pour voir où vous en êtes. »
✅ « Sophie, je préfère un non maintenant qu'un oui qui traîne. Si c'est non, dites-le-moi, je ne vous rappelle pas. Si c'est oui, on crée le compte pendant qu'on est en ligne, ça prend une minute. »
La plupart des gens respirent quand tu dis ça. Tu viens de leur donner le droit de dire non, et un prospect qui a le droit de dire non dit plus souvent oui, parce que son oui ne lui coûte plus rien. Et si c'est non, tu as gagné dix jours de relances pour rien : tu passes au suivant. 🙂
Un script de vente, ça se juge sur combien d'appels
Un dernier truc, parce que je lis partout qu'un bon script de vente « convertit », comme si le script faisait le travail tout seul. Un script, ça se juge sur une série d'appels, jamais sur un.
Le script au-dessus, sur dix rappels de gens qui ont demandé un tarif, ne donnera pas dix commandes. Il y aura des messageries, des « là je suis en réunion », des « finalement on reste sur le Sheet ». C'est normal, et ce n'est pas le script. Pour te donner une idée : chez Paradial, après un « oui, vas-y » écrit par le prospect lui-même, environ 5 % des appels deviennent une vraie conversation. Cinq. Le reste, c'est de l'absence, pas du refus.
Donc tu appelles tes rappels en série, dans la même session, vite. Ce n'est pas du spray and pray : ce sont des gens qui ont demandé un tarif, déjà ciblés, déjà intéressés. Le volume sert à trouver vite ceux qui sont disponibles maintenant, et à garder ton énergie pour eux. Quand ça ne colle pas, tu passes au suivant sans insister, le « je préfère un non maintenant » d'au-dessus est fait pour ça.
Perso, je ne vends jamais Paradial au premier appel, et ce n'est pas par principe : un commercial ne change pas son outil d'appel sur un coup de fil. Ce que je vise, c'est 20 minutes un jeudi, une démo sur sa propre liste, puis 7 jours d'essai qu'il peut tester sur une seule personne avant d'équiper l'équipe. Le premier appel vend le second rendez-vous, c'est le second qui vend le produit.
Le script de cette page, c'est l'exception où le premier appel vend le produit, parce que le ticket est petit et que c'est elle qui a frappé à la porte la première. Partout ailleurs, le bon résultat d'un appel reste un jeudi à 16 h. Les autres scripts, par secteur et par situation, sont dans les scripts de prospection téléphonique.
Questions fréquentes
Comment faire un script de vente par téléphone ?
Pars d'un cas précis, pas d'un modèle à trous : qui tu appelles, pourquoi, ce qu'il a déjà fait (demandé un tarif, rempli un formulaire). Puis écris les cinq moments dans l'ordre : une ouverture avec ton prénom, le sien, la raison de l'appel et une question ; deux questions de qualification (l'usage, la décision) ; l'offre en deux phrases avec ses mots ; le prix en une phrase puis le silence ; le récap, « on part là-dessus ? », le mail envoyé pendant l'appel et un premier contact daté. Joue-le à voix haute avec un collègue avant le premier vrai appel.
Quelles sont les étapes d'un appel de vente par téléphone ?
Cinq, et elles tiennent en six minutes : l'ouverture (pas de présentation, une question), la qualification en deux questions (comment il fait aujourd'hui, qui décide), l'offre en deux phrases, le prix à voix haute suivi d'un silence, et la prise de commande (récap, question fermée, mail de confirmation ouvert pendant l'appel, rendez-vous daté). Les objections arrivent presque toujours juste après le prix : prépare les trois classiques, « c'est trop cher », « je vais réfléchir », « envoyez-moi une plaquette ».
Peut-on conclure une vente dès le premier appel ?
Oui, dans trois cas : un petit ticket (un abonnement mensuel sans engagement), un client existant (renouvellement, option en plus) ou un rappel entrant (quelqu'un a demandé un tarif ou une démo). En dehors de ces trois cas, et surtout en cold call pur, le bon résultat d'un premier appel reste un second rendez-vous de 20 minutes. Forcer la signature au premier appel donne un oui qui se transforme en « on a mis ça en pause » dix jours plus tard.
Faut-il lire son script de télévente mot à mot ?
Non, et ça s'entend dès la première phrase quand tu le fais. Apprends par cœur les trois moments où tout le monde bafouille : l'ouverture, la phrase de prix et « on part là-dessus ? ». Le reste de l'appel, tu le construis avec les mots du prospect : ce qu'il te répond à « vous le faites comment ? » devient ton offre. Un script de télévente, c'est une trame et trois phrases exactes, pas un texte à réciter.
Comment annoncer le prix au téléphone sans faire fuir le prospect ?
En une phrase, au même rythme que le reste de l'appel : le chiffre, l'unité, le périmètre et la porte de sortie. « C'est 39 euros par mois pour toute l'équipe, sans engagement. » Puis tu te tais. Pas de « mais », pas de « c'est négociable », pas de justification. Ce qui fait fuir, ce n'est pas le prix, c'est l'hésitation autour du prix : elle dit au prospect que ton chiffre n'est pas le vrai et l'invite à négocier.