- Étape 1 : un objectif chiffré, et un seul
- Étape 2 : la cible, et surtout qui tu sors de la liste
- Étape 3 : la taille de liste se calcule à l'envers
- Étape 4 : le script tient dans une question d'ouverture
- Étape 5 : qui appelle, quand, pendant combien de semaines
- Étape 6 : l'outil se choisit à la taille de la liste
- Étape 7 : les règles B2B depuis le 11 août 2026, en 5 lignes
- Étape 8 : mesurer sans te mentir, et décider go ou no-go
- Mon avis : une campagne B2B, c'est 120 comptes, pas 2 000 numéros
- Questions fréquentes
Une campagne de télémarketing B2B, c'est deux à six semaines d'appels vers des comptes choisis avant de composer, avec un objectif chiffré et un seuil d'arrêt écrits avant le premier « allô ». Le mot et ses six façons de faire sont sur la définition du télémarketing ; ici, les 8 étapes, puis la fiche à remplir.
- Un objectif chiffré, un seul.
- La cible, et qui tu sors de la liste.
- La taille de liste, à l'envers.
- Le script, une question d'ouverture.
- L'équipe et les créneaux.
- L'outil, à la taille de la liste.
- Les règles B2B depuis le 11 août 2026.
- Les mesures et le go/no-go.
À copier dans un doc ou un Notion. L'exemple : une PME SaaS qui vise 6 rendez-vous en 4 semaines auprès de directeurs commerciaux.
| Champ | À remplir | Exemple rempli |
|---|---|---|
| 1. Objectif chiffré | Un nombre, une date | 6 rendez-vous de 20 minutes posés d'ici le 28 novembre |
| 2. Cible et critères d'exclusion | Poste, secteur, taille, puis qui sort | Directeurs commerciaux, SaaS B2B, 50 à 500 salariés. Exclus : plus de 500 salariés, clients, « opposition », 06 perso, comptes en discussion avec un AE |
| 3. Taille de liste | Comptes qui collent, tentatives max | 120 comptes, 3 tentatives max |
| 4. Script et question d'ouverture | Première phrase et question, mot pour mot | « Bonjour Marc, c'est Paul. J'ai vu que vous étiez directeur commercial chez [boîte], j'aurais une petite question à ce sujet. » Puis : « Vos commerciaux passent plus de temps à chercher des numéros qu'à appeler, c'est un sujet chez vous ou pas du tout ? » |
| 5. Équipe et créneaux | Qui, quels jours, quelles heures, combien de semaines | 1 SDR, mardi à jeudi, 9 h à 11 h, 4 semaines |
| 6. Outil | Composition, saisie, enregistrement | Dialer avec détection de répondeur en mode prudent, CRM avec statut « opposition », appels enregistrés |
| 7. Règles B2B depuis le 11 août 2026 | 5 lignes cochées avant le premier appel | Je me présente. Je dis que c'est un appel commercial. Je dis d'où vient le numéro. Un « ne me rappelez plus » passe en opposition le jour même. Un 06 perso est un particulier, je ne l'appelle pas |
| 8. Mesures et seuil d'arrêt | 3 chiffres par semaine, point de contrôle, règle de go/no-go | Conversations utiles, rendez-vous par conversation, rendez-vous tenus. À 60 conversations : moins de 1 rendez-vous pour 10, on arrête et on revoit la cible ; au-dessus, on continue sans toucher au script |
Une case que tu ne sais pas remplir, c'est là que ta campagne va se casser la figure.
Étape 1 : un objectif chiffré, et un seul
Un objectif de campagne, c'est un nombre et une date. « Générer des leads » ne te dit ni quel jour tu regardes tes chiffres, ni ce que tu fais s'ils sont mauvais.
❌ « Développer le pipeline sur le segment SaaS d'ici la fin du trimestre. »
✅ « 6 rendez-vous de 20 minutes posés d'ici le 28 novembre. »
Pourquoi : le second se compte un vendredi soir, sans débat, et il dit déjà ce que tu vends au téléphone : 20 minutes, pas ton produit. Un seul, aussi : des rendez-vous plus un sondage, c'est deux scripts, deux mesures, et tu ne sais plus laquelle a raté.
Étape 2 : la cible, et surtout qui tu sors de la liste
Le poste, le secteur, la taille, tout le monde l'écrit. Ce qui manque, c'est qui tu sors de la liste, avant de composer, pas quand le prospect répond « il faut voir avec les achats ».
Au-dessus de 500 salariés, je ne mets pas la boîte dans la liste. Le processus d'achat change de nature, le cycle s'allonge, et un premier appel ne débloque plus grand-chose. J'ai eu une entreprise de 700 salariés sous les yeux, pile dans le métier visé : trop grosse, je l'ai sortie avant même de composer.
La taille n'est qu'un critère. J'en écris cinq :
- Plus de 500 salariés. Ta limite peut être ailleurs, mais écris-la.
- Les clients. Un client prospecté se demande si tu sais qui il est.
- Les « opposition ». Même vieux de six mois.
- Les 06 perso. La loi peut y voir un particulier.
- Les comptes en discussion avec un AE. Un cold call en plein deal abîme le deal.
Étape 3 : la taille de liste se calcule à l'envers
« Il me faut combien de numéros ? » On attend un volume : 1 000, 2 000, « le plus possible ». Je prends la question à l'envers : la taille de liste, c'est le nombre de comptes qui collent vraiment aux critères de l'étape 2. Sur un segment B2B précis, 80 à 200 comptes. 2 000, ton segment est un marché et ta question d'ouverture ne parlera pas à tous. 30, élargis un critère, pas tous.
Le second nombre, c'est les tentatives par compte. Trois, pas plus : en réunion le mardi, ce n'est pas un non ; injoignable à trois moments différents, il sort sans avoir été harcelé.
120 comptes fois 3 tentatives, c'est 360 appels au maximum, ce qu'une personne tient en quatre semaines. 2 000 numéros composés une fois, c'est un plateau, et ceux qui décrochent sont juste plus mal choisis.
Étape 4 : le script tient dans une question d'ouverture
Le script, c'est deux phrases sur la fiche : la première phrase et la question qui qualifie. Pas un argumentaire : on le récite, et ça s'entend.
❌ « Bonjour, je m'appelle Paul, je travaille chez Paradial, une société spécialisée dans les solutions de prospection, et je vous appelle car… »
✅ « Bonjour Marc, c'est Paul. J'ai vu que vous étiez directeur commercial chez [boîte], j'aurais une petite question à ce sujet. »
Pourquoi : la première parle de toi sans poser de question, donc Marc prend la seule sortie visible, « envoyez-moi un mail ». La seconde demande une permission. Neuf fois sur dix : « allez-y ». Ensuite, son problème, pas ton produit :
« Je parle à pas mal de directeurs commerciaux en ce moment, et ce qui revient souvent, c'est que leurs équipes passent plus de temps à chercher des numéros qu'à appeler. C'est un sujet chez vous, ou pas du tout ? »
Le « ou pas du tout » lui donne le droit de dire non, donc sa réponse est franche. Si ça matche : « On se cale 20 minutes jeudi, 16 h par exemple ? » Sinon : « Merci pour la réponse franche, bonne journée. »
Étape 5 : qui appelle, quand, pendant combien de semaines
Des créneaux bloqués comme des rendez-vous clients. Pour l'exemple : un SDR, du mardi au jeudi, de 9 h à 11 h, quatre semaines, soit douze matinées. Chacune se déroule comme dans organiser une session de prospection téléphonique : liste sortie la veille, deux blocs d'appels, rappels du lendemain en tête.
Deux choix que je défends : des matinées courtes plutôt qu'une journée pleine, parce qu'un « rappelle-moi » se rappelle le lendemain ; et une seule personne par liste, sinon un prospect se fait appeler deux fois par la même boîte en trois jours.
Étape 6 : l'outil se choisit à la taille de la liste
De quoi on compose. Sous 100 appels par jour, un parallel dialer ne te sert à rien, le problème est ailleurs : l'historique, la séquence, le standard. Ce qui te sert sur 120 comptes, c'est une détection de répondeur réglée en prudent : sur une liste courte de décideurs, un « allô » humain classé répondeur coûte plus cher qu'une messagerie écoutée en entier.
Où on saisit. Un CRM ou un tableau, avec un statut « opposition » qu'aucune relance automatique ne touche.
Ce qu'on enregistre. Les appels, pour l'étape 8.
Guide completProspection téléphonique : le guide complet de A à Z›Étape 7 : les règles B2B depuis le 11 août 2026, en 5 lignes
Appeler un particulier sans son accord préalable est interdit ; appeler un pro sur sa ligne pro, pour une offre liée à son métier, reste permis, sous RGPD. Le détail est dans l'interdiction du démarchage téléphonique en 2026 ; sur la fiche, cinq lignes :
- Je me présente : mon prénom, ma société.
- Je dis que c'est un appel commercial, dès les premières secondes.
- Je sais dire d'où vient le numéro, donc je l'ai noté dans le fichier.
- Un « ne me rappelez plus » passe en statut opposition le jour même.
- Un 06 perso est un particulier : il n'est pas dans la liste.
En ligne : « Bonjour Marc, c'est Paul, de Paradial. C'est un appel de prospection, je serai court. J'ai vu que vous étiez directeur commercial chez [boîte]… » Une phrase de plus qu'à l'étape 4, et tu es carré.
Étape 8 : mesurer sans te mentir, et décider go ou no-go
Trois chiffres par semaine : les conversations utiles (quelqu'un de la cible a répondu à ta question d'ouverture), les rendez-vous par conversation, les rendez-vous tenus. Les numéros composés mesurent ton effort, pas ta campagne.
Le piège, c'est la troisième semaine, quand tu as trois rendez-vous et envie d'y voir une campagne qui marche. J'avais mis une très bonne note à un de mes appels parce qu'une démo en était sortie. À la réécoute, je n'avais posé aucune question de qualification, c'est le prospect qui avait fait tout le boulot. Depuis, je note l'appel avant de regarder ce qu'il a donné, sinon ma campagne me raconte ce que j'ai envie d'entendre.
Donc chaque semaine, cinq appels réécoutés au hasard, une seule note, la question d'ouverture a-t-elle été posée, avant de regarder le résultat. Un rendez-vous sans qualification, c'est de la chance, et elle ne se reproduit pas sur les 118 comptes suivants.
Le go/no-go s'écrit avant le premier appel, le seul moment où il est honnête. Après 60 conversations utiles, ou deux semaines :
- Moins de 1 rendez-vous pour 10 conversations : tu arrêtes et tu revois la cible, pas le script. Des gens qui répondent franchement et ne mordent pas n'ont pas le problème.
- 1 pour 10 et plus : tu continues sans toucher au script, sinon tu perds la seule mesure que tu avais.
- Pas assez de conversations pour juger : c'est le créneau ou les numéros. Change l'heure, vérifie que tu appelles des lignes directes.
Mon avis : une campagne B2B, c'est 120 comptes, pas 2 000 numéros
Quand on me parle de campagne de télémarketing, on me décrit un plateau : 2 000 numéros, un script de deux pages, un taux de transformation à trois décimales. Je ne suis pas d'accord, et pas par goût : ce modèle ne marche pas en B2B, et il n'a jamais marché. C'est le télémarketing de masse que la loi a fini par interdire côté particuliers, parce qu'il a appris à tout le monde à raccrocher sur un numéro inconnu ; côté pros, un directeur commercial qui entend un script générique raccroche aussi, juste plus poliment.
Une campagne B2B, c'est 120 comptes choisis un par un, une question d'ouverture, trois tentatives, un seuil d'arrêt écrit d'avance. Le volume sert à savoir vite, parmi des gens déjà choisis, lesquels ont le problème cette semaine. Remplis la fiche du haut avant de sortir ta liste : si une case reste vide, c'est elle ta prochaine étape. 📞
Catégorie · StratégieToutes nos stratégies de prospection téléphonique›Questions fréquentes
Comment faire une campagne de télémarketing ?
Un objectif chiffré et daté, une cible avec ses critères d'exclusion, 80 à 200 comptes appelés jusqu'à 3 fois, une question d'ouverture écrite mot pour mot, des créneaux bloqués, un outil à la taille de la liste, les 5 règles B2B et un seuil d'arrêt écrit avant le premier appel. La fiche en haut de l'article tient ces 8 champs sur une page.
Combien de contacts faut-il pour une campagne de télémarketing B2B ?
Le nombre de comptes qui collent vraiment à tes critères, pas un volume : en pratique 80 à 200 comptes, appelés jusqu'à 3 fois. Pour dimensionner chaque matinée, la formule est dans organiser une session de prospection téléphonique.
Le télémarketing B2B est-il encore autorisé depuis le 11 août 2026 ?
Oui, vers un pro sur sa ligne pro, pour une offre liée à son métier, sous RGPD : tu te présentes, tu dis que l'appel est commercial, d'où vient le numéro, et tu respectes un refus. Non vers un particulier sans son accord. Le détail : l'interdiction du démarchage téléphonique en 2026.
Combien coûte une campagne de télémarketing ?
Ça dépend de qui appelle : une agence facture à la journée ou au rendez-vous livré, un SDR interne coûte son salaire plus le fichier et l'outil. Les fourchettes sont dans la définition du télémarketing, section coût.
Quelle différence entre une campagne de télémarketing et une campagne de téléprospection ?
Le même geste. Le mot télémarketing traîne l'image du plateau B2C qui appelle des particuliers à l'heure du dîner ; la téléprospection, c'est le B2B ciblé. Les six façons de faire sont dans la définition du télémarketing.