- Keyyo, c'est quoi exactement (opérateur télécom, pas logiciel de prospection)
- Keyyo prix : la grille complète, remise à plat
- Keyyo avis clients : ce que disent vraiment les 326 avis
- Keyyo Phone : ce que fait le softphone, et où il s'arrête
- Les 6 points à vérifier avant de signer
- Keyyo pour de la prospection téléphonique : le test en 4 questions
- Alternatives à Keyyo, triées par usage réel
- Verdict : à qui Keyyo convient en 2026 (et à qui non)
- Questions fréquentes
Tu tapes « Keyyo avis » et Google te renvoie deux mondes qui ne se parlent pas. D'un côté des avis de salariés et des clients télécom qui racontent une facture ou une coupure de fibre. De l'autre des fiches logiciel qui présentent Keyyo Phone comme un softphone, avec zéro avis affiché dessous. Résultat : tu ressors avec des plaintes de facturation ou une plaquette vide, mais toujours pas de réponse.
Alors on fait le pont. Ce que Keyyo vend vraiment, ce que ça coûte une fois les prix rassemblés au même endroit, ce que disent les 326 avis clients, et la question que personne ne pose... est-ce seulement la bonne catégorie d'outil pour ce que tu veux faire ? Parce que l'opérateur est sérieux. Le souci, c'est qu'une bonne partie des gens qui tapent son nom cherchent autre chose sans le savoir. 📞
Ce que tu vas trouver :
- Ce que Keyyo est vraiment : un opérateur télécom, pas un logiciel de prospection
- La grille de prix remise à plat (ligne, standard, packs, mobile, internet)
- Ce que disent les 326 avis clients, en bien et en mal
- Les 6 points à vérifier avant de signer, avec le mail à copier, et le test en 4 questions
- Les alternatives, triées par usage réel
Keyyo, c'est quoi exactement (opérateur télécom, pas logiciel de prospection)
Keyyo Communications, c'est une boîte française créée en 1994, basée à Clichy, filiale de Bouygues Telecom Entreprises depuis 2019. Sa cible : les TPE, PME et ETI. Ce n'est pas un éditeur de logiciel qui a rajouté du téléphone, c'est un opérateur. La nuance a l'air théorique... elle change tout ce qui suit.
Ce qu'il vend, concrètement : des lignes fixes et mobiles, un accès internet (ADSL, SDSL, fibre), un standard téléphonique virtuel (Mon Standard Pro) et Keyyo Phone, le softphone qui te permet d'appeler depuis ton PC, ta tablette ou ton mobile avec ton numéro pro.
Voilà le catalogue. Pas de composeur automatique, pas de campagne d'appels, pas de coaching. Keyyo équipe un bureau, il ne fait pas tourner une équipe de prospection. Si tu veux voir où il se place face aux autres boîtes françaises, j'ai fait le tri dans notre panorama des logiciels de phoning français.
Keyyo prix : la grille complète, remise à plat
Le problème des tarifs Keyyo, ce n'est pas qu'ils soient cachés. C'est qu'ils sont éclatés entre le site, des PDF de grilles tarifaires et des configurateurs. Personne ne les met dans le même tableau. Voilà les tarifs relevés sur keyyo.com, en HT et par mois :
| Ce que tu achètes | Le tarif affiché |
|---|---|
| Ligne fixe | Pack Fixe Libre 9,90 € / Fixe Illimité 19,90 € / Illimité Mobile 24,90 € |
| Standard virtuel (Mon Standard Pro) | 14,90 € sur la page comparatif, 15,90 € ailleurs, sans engagement |
| Packs convergents | Pack Pro Maxi 19,90 € par utilisateur / Bbox Pro Évolutive 49,99 € / Box Pro Tout-En-Un 84,90 € |
| Mobile | de 4,90 € (Essentiel) à 34,90 € (Illimité 50 Go) |
| Accès internet | ADSL dès 39 € / Fibre Pro 54 € / SDSL 79 € / FTTO 149 € |
| Numéros spéciaux | 50 € de mise en service, 5 € par mois de portabilité |
Deux choses à retenir. Le fameux « à partir de 9,90 € » recopié partout, c'est le prix du Pack Fixe Libre, donc d'une ligne. Pas d'un standard, encore moins d'une équipe équipée. Et le standard virtuel est annoncé à 14,90 € sur une page, 15,90 € sur une autre : fais confirmer le chiffre par écrit.
Surtout, perso je trouve que le prix mensuel est le mauvais indicateur ici. Le vrai coût, c'est l'engagement. Une offre à 19,90 € signée sur 36 mois avec pénalité de sortie, ce n'est pas une offre à 19,90 €, c'est un ticket à 716 € que tu payes en petits morceaux. Pour comparer honnêtement : additionne sur la durée du contrat, ajoute le matériel et la mise en service, et pose le total face aux prix du marché du phoning. Le calcul appel par appel, lui, est détaillé côté coût d'un appel sortant.
Le calcul tient en une ligne, fais-le avant le rendez-vous commercial :
total réel = (prix mensuel HT × nombre d'utilisateurs × durée en mois) + mise en service + matériel
Et le message qui te fait gagner la demi-heure de flou, à copier tel quel dans ta réponse au commercial :
« Bonjour, je lis 14,90 € HT sur votre page comparatif et 15,90 € HT ailleurs pour Mon Standard Pro. Pouvez-vous me confirmer par écrit, en euros HT : le prix exact par utilisateur et par mois, les frais de mise en service, le prix du matériel, la durée d'engagement, et le total que j'aurai payé au bout de cette durée pour 3 utilisateurs ? Je compare sur le total, pas sur le mensuel. Merci. »
Keyyo avis clients : ce que disent vraiment les 326 avis
C'est ici que le web te lâche. Appvizer titre « Avis », affiche zéro avis. GetApp, pareil. Pendant ce temps, 326 avis dorment sur Custplace, pour une note de 3,9/5, et personne ne va les lire à ta place. Alors je les ai ouverts un par un. Voilà ce qui en sort.
Ce qui revient en bien : un service client francophone basé en France avec des gens qui décrochent, une plateforme de gestion simple où tu configures tes renvois sans appeler un technicien, des commerciaux réactifs en avant-vente, et des installations fibre propres... quand ça se passe bien. 🇫🇷
Ce qui revient en mal, et c'est massif :
- ⏳ des délais d'installation de deux mois et plus ;
- 📵 des coupures fibre et téléphone qui bloquent l'activité pendant des jours ;
- 💸 de la facturation surprise (un cas documenté de 690 € réclamés 8 mois après une résiliation pourtant confirmée, via une société de recouvrement) ;
- 📝 des engagements 36 mois avec des pénalités de sortie de 100 à 3 000 € ;
- 🤐 zéro réponse de la marque aux avis : taux de réponse 0 %.
Attention quand même à ce que tu lis, chez Keyyo comme chez n'importe quel opérateur : ces avis parlent du réseau et de la facturation, pas de l'ergonomie du softphone. Et les notes Glassdoor, Indeed ou GoWork que tu croises parlent de « travailler chez Keyyo », donc du patron, pas du produit. Ça n'a rien à voir avec ta question.
Le coup des 690 € réclamés 8 mois plus tard, tu peux t'en protéger en deux minutes, chez Keyyo comme ailleurs : résilie par lettre recommandée avec accusé de réception, garde le PDF de l'accusé, et réclame dans la foulée la preuve écrite que le compte est soldé. Le mail à envoyer le jour même :
« Bonjour, je vous confirme la résiliation de la ligne 01 XX XX XX XX, envoyée en recommandé le [date], accusé de réception du [date]. Merci de m'adresser en retour : la date effective de clôture du compte, la facture de solde, et une attestation écrite qu'aucune somme ne reste due. Sans ces documents, je contesterai toute facturation postérieure à cette date. »
Tu classes le tout dans un dossier « résiliation Keyyo » et tu l'oublies. Le jour où une société de recouvrement appelle, tu réponds en trente secondes avec une pièce jointe au lieu de trois semaines de mails.
Mon avis franc : un 3,9/5 sur 326 avis, pour un opérateur, c'est correct. Ce qui me gêne davantage, c'est le 0 % de réponses. Une boîte qui ne répond jamais à un client mécontent en public, tu as une petite idée de comment ça se passe en privé.
Keyyo Phone : ce que fait le softphone, et où il s'arrête
Je vais être honnête, dans son périmètre il fait le boulot : tu appelles depuis ton PC, ton mobile ou ta tablette avec ton numéro pro, tu as l'annuaire de la boîte, les numéros abrégés, les transferts, les renvois, et l'activation prend quelques clics. Il y a même un mois d'essai. Pour un bureau qui veut décrocher proprement, c'est carré.
Là où il s'arrête : pas de transcription, pas de supervision avancée, pas d'omnicanal. Et surtout rien qui relève du composeur : ni power dialer, ni parallel dialer, ni cadence de rappel, ni local presence, ni coaching IA.
Ce n'est pas un défaut de fabrication, c'est un choix de catégorie. Un softphone, ça sert à parler. Un dialer, ça sert à arrêter d'attendre.
Les 6 points à vérifier avant de signer
Le devis tenait sur une page et j'étais content : quelques lignes, un prix rond, une signature. Sept semaines plus tard, la ligne n'était toujours pas active et j'appelais mes prospects depuis mon portable perso, en croisant les doigts pour que personne ne me rappelle dessus. Ce jour-là j'ai compris que le prix mensuel était le dernier truc à regarder. Depuis, je pose ces six questions avant de signer quoi que ce soit avec un opérateur, Keyyo comme les autres :
- La durée d'engagement. 36 mois sur les packs, c'est fréquent. Fais-la écrire.
- Les pénalités de résiliation. Un montant, pas une formule. De 100 à 3 000 € selon les avis, l'écart est trop gros pour rester flou.
- Le délai réel d'installation. Pas « rapide ». Une date, et ce qui se passe si elle saute.
- Le protocole en cas de coupure. Qui tu appelles, sous combien de temps on te rappelle, s'il existe un renvoi de secours vers les mobiles.
- Le matériel : loué ou acheté ? Un poste loué 36 mois coûte souvent plus cher que trois postes achetés.
- La portabilité de tes numéros, à l'entrée et surtout à la sortie. C'est le vrai sujet le jour où tu veux changer de logiciel de phoning.
Garde cette liste sous le coude : elle tient dans un mail de dix lignes envoyé avant le rendez-vous. Le voilà, prêt à copier :
« Bonjour, avant notre rendez-vous, six réponses par écrit me permettraient de préparer sérieusement.
- La durée d'engagement exacte de l'offre que vous me proposez, en mois.
- Le montant en euros HT que je paye si je résilie au bout de 12 mois.
- La date d'activation prévue de la ligne, et ce que vous faites si elle glisse.
- En cas de coupure : quel numéro j'appelle, sous quel délai vous me rappelez, et s'il existe un renvoi automatique de mes appels vers nos mobiles.
- Les postes sont loués ou achetés ? Le prix dans les deux cas.
- La procédure et le coût pour porter mes numéros chez un autre opérateur, le jour où je pars.
Merci d'avance, on ira droit au but jeudi. »
Un fournisseur qui répond aux six par écrit, tu peux avancer. Un qui botte en touche sur la 2 et la 6, tu as ta réponse. Et si le commercial préfère « en parler de vive voix » plutôt que d'écrire un montant, tu viens d'apprendre quelque chose sur le montant.
Keyyo pour de la prospection téléphonique : le test en 4 questions
Réponds avec ta situation de lundi matin, pas celle que tu vises dans deux ans :
- Tes clients t'appellent, ou c'est toi qui appelles ?
- Ton indicateur numéro 1, c'est le taux de décroché en entrant, ou le nombre de conversations réelles par heure ?
- Combien d'appels sortants par commercial et par jour ? Moins de 30, ou plus de 80 ?
- Tu peux attendre deux mois avant de décrocher ton premier téléphone ?
Compte tes réponses « sortant » : c'est moi qui appelle (1), mon indicateur c'est les conversations par heure (2), plus de 80 appels par jour (3), non je ne peux pas attendre deux mois (4). Zéro ou une réponse sortante : Keyyo fait le job, demande le devis. Deux ou trois : ça marchera, mais tu payeras ailleurs le temps que tes commerciaux passent à composer. Quatre : tu compares des outils dans la mauvaise famille, et aucune option ne corrigera ça.
Pourquoi ? Le temps mort. Sur une liste, la majorité de ce que ton commercial compose ne débouche sur personne : tonalité, répondeur, standard qui filtre, numéro qui sonne dans le vide. Chaque tentative morte lui coûte 25 à 40 secondes, plus une vingtaine de secondes pour revenir au fichier et repartir. Refais le calcul avec tes chiffres, ça prend dix secondes : 120 numéros composés dans la journée, 12 personnes qui décrochent vraiment (c'est déjà un bon taux), donc 108 tentatives mortes à environ 50 secondes pièce. Ça fait 1 h 30 par jour passée à écouter des sonneries, soit une trentaine d'heures par mois, l'équivalent d'une semaine de travail par commercial. Aucun standard virtuel ne réglera ça, ce n'est pas son métier.
- Tu reçois bien les appels
- On mesure le taux de décroché
- Un numéro composé, une attente
- Installation en semaines
- Tu enchaînes les conversations sortantes
- On mesure les minutes de parole par jour
- Plusieurs numéros composés en parallèle, tu prends la main quand un humain décroche
- Tu importes ta liste et tu appelles l'après-midi
Un parallel dialer compose plusieurs numéros de ta liste en même temps et ne te met en ligne que quand quelqu'un décroche vraiment. Ton commercial ne connaît plus la tonalité, il passe d'une conversation à l'autre.
Et je veux être net là-dessus, parce que « appeler plus » se fait toujours mal comprendre : ce n'est pas de l'arrosage. La liste est choisie en amont, persona par persona. Le volume ne sert pas à harceler un annuaire, il sert à filtrer vite parmi des gens pertinents. Tu sens en deux minutes si ça matche, sinon tu passes au suivant sans t'acharner. C'est justement le volume qui te donne le luxe de ne pas forcer.
◆ Catégorie · OutilsLogiciel de prospection téléphonique : les outils qui créent des conversations ›Alternatives à Keyyo, triées par usage réel
Les listes de vingt noms n'aident personne. Trois familles, et tu sauras vite dans laquelle tu es :
| Famille | Les noms | À choisir si |
|---|---|---|
| Opérateur pro français | Kavkom, Diabolocom, Axialys, Manifone | Tu veux un interlocuteur unique pour les lignes, la fibre et le standard, avec de l'accompagnement. Même championnat que Keyyo. |
| Téléphonie d'entreprise en self-service | Ringover, Aircall, CloudTalk, 3CX | Tu veux un tarif public, une mise en route dans la journée et zéro projet à porter. |
| Prospection sortante intensive | Les parallel dialers, dont Paradial | Ton indicateur numéro 1, c'est le temps de parole de tes commerciaux. |
Si tu hésites encore entre les trois, le tri complet est dans notre comparatif du meilleur logiciel de phoning.
Verdict : à qui Keyyo convient en 2026 (et à qui non)
Pas de conclusion molle, voilà mon avis.
Oui, vas-y si tu équipes un bureau, si tu veux un seul interlocuteur pour la fibre et le téléphone, si un SAV francophone compte pour toi, et si ton calendrier supporte quelques semaines d'installation.
Non, passe ton chemin si tu montes une équipe de prospection, si l'engagement 36 mois te bloque, ou s'il te faut un téléphone qui sonne la semaine prochaine.
Keyyo n'est pas un mauvais produit. C'est un opérateur correct, qui fait son métier d'opérateur. La seule vraie erreur, c'est d'acheter des lignes en croyant acheter une machine à créer des conversations. 😉
Et parce que l'outil ne remplace jamais la méthode (ciblage, accroche, script, objections, cadre légal) :
◆ Guide completProspection téléphonique : le guide complet de A à Z ›Questions fréquentes
Combien coûte Keyyo par mois ?
Ça dépend de ce que tu achètes, et c'est exactement là que les annuaires se plantent. La ligne fixe démarre à 9,90 € HT par mois (Pack Fixe Libre). Le standard virtuel Mon Standard Pro est annoncé entre 14,90 et 15,90 € HT par mois, sans engagement. Le Pack Pro Maxi est à 19,90 € HT par utilisateur. Les offres convergentes fibre plus téléphonie vont de 49,99 € à 84,90 € HT par mois. Et côté mobile, de 4,90 € à 34,90 € HT selon l'enveloppe data. Le « à partir de 9,90 € » que tu lis partout, c'est le prix d'une ligne, pas celui d'un standard.
Keyyo est-il fiable ? Que disent les avis clients ?
3,9/5 sur 326 avis Custplace, avec un vrai décalage entre l'avant-vente et l'après-vente. Ce qui revient en bien : un SAV francophone basé en France, une plateforme de gestion pratique, des commerciaux réactifs. Ce qui revient en mal : des délais d'installation de deux mois et plus, des coupures qui bloquent l'activité, des litiges de facturation après résiliation. À noter : la marque ne répond à aucun avis (taux de réponse 0 %).
Keyyo appartient-il à Bouygues Telecom ?
Oui. Keyyo Communications, créé en 1994 et basé à Clichy, est une filiale de Bouygues Telecom Entreprises depuis 2019. Tu verras d'ailleurs les offres commercialisées sous la marque Bouygues Telecom Pro Keyyo, c'est bien le même opérateur.
Keyyo permet-il de faire de la prospection téléphonique ?
Passer des appels, oui. Prospecter à cadence, non. Keyyo te fournit une ligne, un standard virtuel et un softphone. Pas de composeur automatique, pas de power dialer ni de parallel dialer, pas de gestion de campagne d'appels. Si ton équipe enchaîne 80 à 150 appels par jour, tu regardes la mauvaise famille d'outils.
Quel est l'engagement chez Keyyo et comment résilier ?
Mon Standard Pro est annoncé sans engagement, avec 15 € de frais de résiliation. En revanche, les packs avec matériel ou accès internet se signent régulièrement sur 36 mois, et les pénalités de sortie qui remontent dans les avis vont de 100 € à plus de 3 000 €. Fais écrire la durée et le montant de sortie noir sur blanc dans le devis, avant de signer.